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Задание 7 № 2029

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Jean Ménard commence la lecture du roman par le dernier chapitre pour ...

 

1) traduire plus précisément.

2) connaître la fin de l’histoire.

3) mieux adapter son style.

Пояснение.

Расшифровка записи
La vie continue après Harry Potter

Journaliste: Le traducteur français de la série Harry Potter nous a reçus chez lui, dans son appartement parisien, à l’occasion de la sortie du septième et dernier tome «Les reliques de la mort». Avant d’être traducteur, il était auteur d’un livre de contes «Le Voleur de chapeaux», publié chez Gallimard en 1980. Jean Ménard, comment votre parcours vous a-t-il mené vers les mots?
Jean Ménard: Mon père était comédien pour la radio et le doublage, et ma mère enseignait l’anglais au lycée Carnot. Après une scolarité plutôt chaotique, j’ai fait l’assistant-réalisateur, le stagiaire. Dans ce milieu, tout le monde me disait: «Tu ferais mieux d’écrire».
Journaliste: Comment vous sentez-vous après cette ultime traduction de Harry Potter : soulagé ou triste?
Jean Ménard: Je ne suis pas triste, car dès le premier volume, en 1998, il était prévu qu’il y en aurait sept. Il n’y a donc pas d’effet de surprise. J’étais préparé depuis dix ans que je travaillais à la traduction.
Journaliste: Dans quelles conditions avez-vous travaillé cette fois-ci?
Jean Ménard: Depuis le quatrième tome, les conditions sont les mêmes pour les 64 traducteurs de J.K. Rowling: ils ne découvrent le livre qu’au moment de sa publication en anglais, le 21 juillet cette année. J’ai donc travaillé non-stop pendant deux mois environ, de 6 heures du matin à minuit avec une pause de deux heures au moment du déjeuner afin de me changer les idées.
Journaliste: Ce dernier tome a-t-il été difficile à traduire?
Jean Ménard: Cette fois, l’écriture est beaucoup plus dense, plus dure aussi. On sent chez J. K. Rowling la volonté de décrire les pensées et les émotions de ses personnages, elle pénètre dans leur tête avec une grande précision. «Harry Potter et les reliques de la mort» est fondé sur un formidable clair-obscur. Il y a, dans ce dernier volume, plus de personnages totalement noirs et finalement assez peu de personnages totalement lumineux. L’obscurité gagne toujours un peu sur la lumière.
Journaliste: Vous attendiez-vous à cette fin?
Jean Ménard: Je ne m’attendais à aucune fin. Je ne cherche pas à deviner ce qui va se passer, ni à orienter ma traduction. On se trompe toujours à ce jeu-là, et puis je suis bon public. Bien sûr, je n’ai pas le même plaisir que le lecteur, car je commence en lisant le dernier chapitre parce que certains mots se traduisent différemment selon la fin.
Journaliste: En tant que traducteur, comment analysez-vous l’écriture de J. K. Rowling ?
Jean Ménard: Son style déborde d’imagination et on sent toutes les idées qui fourmillent dans sa tête. Il y a un nouveau concept à chaque phrase et c’est formidable, car cela donne un rythme très fort aux sept romans. Elle sait adapter sa plume à tout type de situations.
Journaliste: Comment avez-vous réussi à franciser tant de noms et de mots inventés par J. K. Rowling?
Jean Ménard: J’aime inventer des mots. Par exemple, Hogwarts, l’école des sorciers en anglais, m’a inspiré Poudlard.
Journaliste: Certains noms étaient-ils plus difficiles à traduire?
Jean Ménard: Oui, celui du Professeur Ombrage, par exemple. Je ne voyais vraiment pas d’équivalent, jusqu’au jour où je suis tombé sur un article concernant Harry Potter: à cause d’une faute, Humbridge a été orthographié Humbradge. Cette faute m’a donné l’idée d’appeler le professeur Ombrage, ce qui va très bien avec le caractère déplaisant de ce personnage.
Journaliste: Ne vous êtes-vous jamais lassé de Harry Potter?
Jean Ménard: Non, car je considère Harry Potter non comme une série, mais plutôt comme un roman en sept volumes. Et puis, il n’y a pas que Harry Potter dans ma vie!

Je commence en lisant le dernier chapitre parce que certains mots se traduisent différemment selon la fin.

 

Ответ: 1.

Источник: Де­мон­стра­ци­он­ная вер­сия ЕГЭ—2020 по фран­цуз­ско­му языку.