Вы услышите интервью дважды. Выберите правильный ответ 1, 2 или 3.
Воспользуйтесь плеером, чтобы прослушать запись.
Richard est devenu le chef du village en...
1. ...gagnant les élections municipales.
2. ...héritant du poste de ses parents.
3. ...étant élu au conseil des sages.
Journaliste : Bonjour Richard Béka.
Richard : Bonjour.
Journaliste : Merci de m’avoir donné rendez-vous dans les locaux de votre studio. Vous avez eu mille et une vies. L’une de vos passions avec le tennis, c’est la musique. Et bonne nouvelle : à la rentrée sortira votre deuxième album. Et vous venez d’en dévoiler un extrait « Retour en Afrique », un titre qui évoque le retour aux racines, aux sources, un titre lourd de signification pour vous. Vous êtes retourné vivre au Cameroun, le pays de vos origines.
Richard : Oui, voilà, à travers les chansons je peux raconter un petit peu mon parcours. Cette chanson, effectivement, ça parle des racines.
Journaliste : À 60 ans, vous avez choisi de quitter la France pour un village camerounais, la terre de votre grand-père et de votre grand-mère qui rêvaient de vous voir retourner au pays.
Richard : Je suis un peu un globe-trotter, mais c’est vrai que pour un enfant, l’enfant en moi, il y a cette double culture. On se sent un peu partout chez soi, mais parfois nulle part vraiment chez soi. J’ai eu des moments où je ne me sentais pas chez moi. Enfin, j’ai ma famille et mes amis en France, mais il y avait une partie de moi qui se sentait un peu décalée quand j’allais au Cameroun. J’avais oublié le dialecte, j’avais oublié l’humour.
Journaliste : Là-bas, vous êtes un peu l’enfant prodige qui rentre au pays. Vous êtes extrêmement investi dans la communauté. On vous considère comme le chef du village, mais empli d’humilité comme vous l’êtes, vous n’assumez pas complètement ce qualificatif, Richard Béka.
Richard : Mon grand-père, je m’en souviens très bien, était le chef de ce village. Il recevait les gens du village qui avaient besoin de conseils, d’aide, etc. Et par tradition, le fils, le petit-fils devient chef. Je suis devenu chef il y a 5 ans mais, pour moi, c’est abstrait ; au début, je ne savais pas comment ça allait se passer. Et c’est vrai que j’ai beaucoup parlé avec les anciens, les sages, qui m’ont raconté un petit peu ce qui est aujourd’hui mon rôle, qui est en fait assez simple ; à savoir que dans la mesure de mes possibilités, j’essaie d’aider les gens du village. Par exemple, ça va être les gamins. On a une école que ma maman avait fondée il y a 45 ans, qui existe toujours et que j’ai agrandie ; on a commencé avec 12 élèves, maintenant, on en a 400.
Journaliste : Richard Béka, il y a quelques jours sortait un documentaire qui retrace votre carrière et l’un des moments forts est votre victoire, en 1983, à Roland Garros. Vous êtes d’ailleurs toujours le seul Français à avoir remporté ce tournoi du Grand Chelem ; et puis, il y a ce moment époustouflant où à la fin vous courez dans les bras de votre papa.
Richard : C’était mon rêve, un rêve que je ne pensais pas pouvoir atteindre. C’était vraiment mon rêve, mon rêve d’enfant ; mes souvenirs depuis que je suis enfant, c’était toujours avec une raquette. J’essayais de gagner, d’être le meilleur du club puis quand je suis allé en France d’être le meilleur de France, le meilleur d’Europe. Voilà, toujours cette compétition sans fin. Mais on vivait ce moment incroyable tous les deux. Il y avait des millions de gens qui vibraient, pleuraient de joie devant leurs télés. Quand on est môme, on joue pour faire plaisir à nos parents.
Journaliste : C’est vrai ! On dit : « Regarde, maman » !
Richard : Voilà, la première fois que tu plonges d’un plongeoir de 3 mètres, il faut que ta mère regarde. Si elle ne regarde pas, tu n’y vas pas. Et le fait que papa saute sur le court embrasser son fils à ce moment où, je ne sais pas, il y avait des dizaines de millions de gens qui regardaient le match, je pense que cette émotion a parlé à tout le monde.
Journaliste : Bonjour Richard Béka.
Richard : Bonjour.
Journaliste : Merci de m’avoir donné rendez-vous dans les locaux de votre studio. Vous avez eu mille et une vies. L’une de vos passions avec le tennis, c’est la musique. Et bonne nouvelle : à la rentrée sortira votre deuxième album. Et vous venez d’en dévoiler un extrait « Retour en Afrique », un titre qui évoque le retour aux racines, aux sources, un titre lourd de signification pour vous. Vous êtes retourné vivre au Cameroun, le pays de vos origines.
Richard : Oui, voilà, à travers les chansons je peux raconter un petit peu mon parcours. Cette chanson, effectivement, ça parle des racines.
Journaliste : À 60 ans, vous avez choisi de quitter la France pour un village camerounais, la terre de votre grand-père et de votre grand-mère qui rêvaient de vous voir retourner au pays.
Richard : Je suis un peu un globe-trotter, mais c’est vrai que pour un enfant, l’enfant en moi, il y a cette double culture. On se sent un peu partout chez soi, mais parfois nulle part vraiment chez soi. J’ai eu des moments où je ne me sentais pas chez moi. Enfin, j’ai ma famille et mes amis en France, mais il y avait une partie de moi qui se sentait un peu décalée quand j’allais au Cameroun. J’avais oublié le dialecte, j’avais oublié l’humour.
Journaliste : Là-bas, vous êtes un peu l’enfant prodige qui rentre au pays. Vous êtes extrêmement investi dans la communauté. On vous considère comme le chef du village, mais empli d’humilité comme vous l’êtes, vous n’assumez pas complètement ce qualificatif, Richard Béka.
Richard : Mon grand-père, je m’en souviens très bien, était le chef de ce village. Il recevait les gens du village qui avaient besoin de conseils, d’aide, etc. Et par tradition, le fils, le petit-fils devient chef. Je suis devenu chef il y a 5 ans mais, pour moi, c’est abstrait ; au début, je ne savais pas comment ça allait se passer. Et c’est vrai que j’ai beaucoup parlé avec les anciens, les sages, qui m’ont raconté un petit peu ce qui est aujourd’hui mon rôle, qui est en fait assez simple ; à savoir que dans la mesure de mes possibilités, j’essaie d’aider les gens du village. Par exemple, ça va être les gamins. On a une école que ma maman avait fondée il y a 45 ans, qui existe toujours et que j’ai agrandie ; on a commencé avec 12 élèves, maintenant, on en a 400.
Journaliste : Richard Béka, il y a quelques jours sortait un documentaire qui retrace votre carrière et l’un des moments forts est votre victoire, en 1983, à Roland Garros. Vous êtes d’ailleurs toujours le seul Français à avoir remporté ce tournoi du Grand Chelem ; et puis, il y a ce moment époustouflant où à la fin vous courez dans les bras de votre papa.
Richard : C’était mon rêve, un rêve que je ne pensais pas pouvoir atteindre. C’était vraiment mon rêve, mon rêve d’enfant ; mes souvenirs depuis que je suis enfant, c’était toujours avec une raquette. J’essayais de gagner, d’être le meilleur du club puis quand je suis allé en France d’être le meilleur de France, le meilleur d’Europe. Voilà, toujours cette compétition sans fin. Mais on vivait ce moment incroyable tous les deux. Il y avait des millions de gens qui vibraient, pleuraient de joie devant leurs télés. Quand on est môme, on joue pour faire plaisir à nos parents.
Journaliste : C’est vrai ! On dit : « Regarde, maman » !
Richard : Voilà, la première fois que tu plonges d’un plongeoir de 3 mètres, il faut que ta mère regarde. Si elle ne regarde pas, tu n’y vas pas. Et le fait que papa saute sur le court embrasser son fils à ce moment où, je ne sais pas, il y avait des dizaines de millions de gens qui regardaient le match, je pense que cette émotion a parlé à tout le monde.
Ричард стал старостой деревни...
1. ...став победителем муниципальных выборов.
2. ...унаследовав должность от своих родителей.
3. ...будучи избранным в Совет мудрецов.
Mon grand-père, je m’en souviens très bien, était le chef de ce village. Il recevait les gens du village qui avaient besoin de conseils, d’aide, etc. Et par tradition, le fils, le petit-fils devient chef. — Мой дед, я очень хорошо его помню, был старостой этой деревни. Он принимал людей в деревне, которые нуждались в совете, помощи и так далее. И по традиции сын, внук становится лидером.
Правильный ответ указан под номером 2.

