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Задание 5 № 1365

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Le héros principal de son nouveau roman est un professeur …

 

1) débutant.

2) expérimenté.

3) en retraite.

Пояснение.

Расшифровка записи
Journaliste: On aimerait vous faire découvrir Arthur Ténor, romancier. Comment avez-vous eu l’idée de ce livre et pourquoi avez-vous eu envie de l’écrire?
Arthur Ténor: En 2006, j’ai été invité à rencontrer des élèves d’une classe de 3ème dans un collège de La Seyne-sur-Mer. Je n’étais pas aussi détendu que d’ordinaire, car on m’avait annoncé que je me rendais dans une zone «difficile» où les problèmes divers et variés étaient légion et quotidiens. Du coup, comme mon prof en enfer, je m’attendais plutôt au pire qu’au meilleur. La vérité c’est que cela a été une expérience très positivement marquante, au point que cela m’a donné envie d’écrire un roman. En deux mots, j’ai rencontré des adolescents dont le comportement, tout en restant vif et spontané, était d’une maturité réellement inattendue. Ils recevaient un invité et ils ont su lui prouver un intérêt sincère, lui manifester un vrai respect, lui accorder une réelle écoute.
Journaliste: Comment est né le personnage d’Antoine Vachet dans votre esprit et comment avez-vous fait pour l’imaginer, lui donner vie?
Arthur Ténor: Comme pour tous mes héros, les gentils comme les méchants, je fais tout mon possible pour me mettre à leur place. Mais avant cela, il faut leur donner une apparence physique, un caractère, un passé … bref leur donner vie comme si je les avais réellement connus. Concernant Antoine Vachet, j’ai voulu un prof aussi banal que possible. Un jeune prof qui débarque de sa province, vulnérable parce qu’il n’a pas été formé à gérer des relations tendues ou conflictuelles, mais pour enseigner le français.
Journaliste: Votre livre casse les préjugés sur les classes ZEP, pensez-vous qu’on en fait «un peu trop» sur ces élèves?
Arthur Ténor: Parfois oui, car il y a des collèges difficiles où l’on travaille aussi bien qu’ailleurs. J’ai eu l’occasion d’aller dans des établissements où il n’est pas exagéré de dire qu’un enseignant risque plus que sa santé en allant travailler. Ce que je peux simplement dire, c’est qu’il ne faut, comme en tout autre chose, préjuger de rien, ou plutôt ne désepérer de rien. Ce que nous tente de montrer l’expérience d’Antoine Vachet, c’est que dans des classes où la pédagogie classique est en échec, si on s’y prend différemment, si on fait preuve d’audace et d’inventivité, on peut obtenir des résultats spectaculaires.
Journaliste: Avez-vous rencontré des difficultés dans l’écriture de ce livre?
Arthur Ténor: Je craignais ne pas être assez près des réalités quotidiennes d’un établissement d’aujourd’hui. Mais c’est mon travail de romancier. Je n’ai jamais fait la guerre et je l’ai pourtant racontée. Je n’ai jamais été confronté à une injustice et j’ai pourtant écrit des récits d’injustice.
Journaliste: Enfin, est-ce que vous auriez aimé, dans une autre vie, être professeur?
Arthur Ténor: Je l’ai été dans une école de commerce, c’est très différent de ce qu’on peut vivre dans les collèges actuels, d’autant plus que j’avais des jeunes gens plutôt motivés et assez mûrs pour, en principe, savoir respecter leurs professeurs. Pour conclure, je dirai que l’écriture de ce roman a renforcé en moi la conviction que le respect est la valeur souveraine de l’humanisme. Si ce mot était au coeur de toute pensée et de tout acte, ce serait … le paradis sur Terre! En attendant, cultivons notre jardin et préservons-nous des préjugés.

Un jeune prof qui débarque de sa province, vulnérable parce qu’il n’a pas été formé à gérer des relations tendues ou

conflictuelles.

 

 

Ответ: 1.

Источник: Де­мон­стра­ци­он­ная вер­сия ЕГЭ—2016 по фран­цуз­ско­му языку.