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Задание 7 № 735

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Quel est le titre de son premier livre?

 

1) Envoyé spécial

2) Saint-Exupéry

3) Les Enfants de l'aube

Пояснение.

Расшифровка записи
Maintenant nous sommes prêts à commencer.

Patrick Poivre d'Arvor Journaliste : A15 ans, il décroche le bac, devient père d'une petite fille, et pense à écrire son premier roman. Et ce que le début d'une vie remplie de joies et de drames... Ancien présentateur vedette du 20heures de TF1, Patrick Poivre d'Arvor se consacre aujourd'hui à l'écriture et anime La Traversée du miroir, sur France 5. Patrick, quel genre d'adolescent étiez-vous?
Patrick : Très timide, et même sauvage. Dès 10 ans, je me réfugiais dans les livres. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main, de Hemingway à Saint- Exupéry, en passant par Kessel. J’avais très peu d'amis, mais les héros de romans me tenaient compagnie. J'ai découvert certains récits de manière trop précoce... mais c'est ainsi que j'ai fait mon éducation sentimentale intellectuelle.
Journaliste : D’où vient votre passion pour l'écriture ?
Patrick : L’un de mes grands-pères, aviateur pendant la Première Guerre mondiale, avait connu Saint-Exupéry. L'autre était autodidacte. Il avait commencé à gagner sa vie vers 10 ou 12 ans, puis il s'est mis à écrire des poèmes sous le nom de Jean d’Arvor. Il m'a beaucoup inspiré. Il habitait l'étage au-dessus du nôtre, à Reims. Je lui demandais souvent de relire mes poèmes. Il me parlait des écrivains qui me faisaient rêver. C'est à lui que je dois mon envie d'écrire.
Journaliste : À tel point que vous portez son nom de plume aujourd'hui !
Patrick : A sa mort, je m'étais promis de reprendre son nom pour qu'il ne s’éteigne jamais. À 17 ans, j'ai écrit mon premier roman, Les Enfants de l'aube. Lors de sa parution, j'ai changé de nom en ajoutant le pseudonyme, « d'Arvor», à mon propre nom, « Poivre ».
Journaliste : Vous avez eu le bac à 15 ans. Cette précocité vous a-t-elle pesé ? Patrick : Ce n'était pas si exceptionnel que cela ! En fait, j'ai eu mon bac de justesse parce que j'avais eu une bonne note en philo. À l'époque, tout se bousculait. A15 ans aussi, je suis devenu père d'une petite , Dorothée. Puis j'ai étudié le droit et les sciences politiques à Strasbourg et à Paris, et le russe et le serbo-croate à l'Institut national des langues et civilisations orientales.
Journaliste : Quel a été votre premier contact avec le journalisme ?
Patrick : Pour moi, écrivain, ce n'était pas un métier. Je pensais devenir diplomate mais, un jour, alors que j'étais en école de journalisme, j'ai entendu parler sur France Inter d'un concours appelé « Envoyé spécial ». Je l'ai remporté. Je me suis rendu compte alors que ce métier me plaisait. Ensuite, les choses se sont enchaînées. Je suis entré à Antenne 2, et j'ai présenté mon premier journal sur TF1 en 1987. Bizarrement, la caméra ne m'a jamais intimidé.
Journaliste : Que faut-il faire pour réussir sa vie ?
Patrick : D'abord, il vaut mieux réussir « sa vie » que « dans la vie ». Le regard des autres, on s'en fiche ! Ce qui compte, c'est ce qu'on pense. Quand on a une envie, il faut être tenace, foncer, et ne pas craindre de se casser la figure. Tout n'est pas joué d'avance ! Les personnes qui naissent avec une cuillère d'argent dans la bouche ne sont pas forcément celles qui s'en tirent le mieux. Parfois, on a en soi ce qui nous semble être un handicap, comme la timidité. Mais quand on veut vraiment quelque chose, on peut faire de ses « handicaps » une force. Par exemple, après mon bac, mes parents ont refusé que j'aille étudier à Paris, ville de perdition à leurs yeux. À Strasbourg, j'ai connu des moments de grande solitude mais, au lieu de me lamenter, je m'en suis servi pour écrire Les Enfants de l'aube. Sans cette expérience, je n'aurais peut-être pas écrit un tel récit.

Patrick : À 17 ans, j'ai écrit mon premier roman, Les Enfants de l'aube.