Задания
Версия для печати и копирования в MS Word
Тип 18 № 1995
i

Je suis très malade

J’ai toujours en mémoire cette visite faite un jour à la bibliothèque du British Muséum. Je voulais me renseigner sur le traitement d’une légère indisposition dont j’étais plus ou moins atteint  — c’était, je crois, le rhume des foins. Je consultai un dictionnaire médical et lus tout le chapitre qui me concernait. Puis, sans y penser, je me mis а tourner les pages d’un doigt machinal et а étudier d’un oeil indolent les maladies, en général. Et comme je trouvai les symptômes de chacune d’elles, je crus que je les avais toutes !

Je m’interrogeai ensuite sur mon espérance de vie. Évidemment, il ne me resterait pas beaucoup...

J’étais entré dans cette salle de lecture avec l’enthousiasme que confèrent la jeunesse et la santé. J’en ressortis tel un vieillard décrépit.

J’irais consulter mon médecin. C’est un vieil ami à moi. Quand je me figure que je suis malade, il me tâte le pouls, me regarde la langue, et me parle de la pluie et du beau temps, le tout gratis. Sûr que je lui rendrais un fier service en allant le voir. « Un médecin a besoin de pratique, me dis-⁠je. Je me mettrai а sa disposition et il en retirera une expérience supérieure а celle de mille sept cents malades réunis, de ces malades ordinaires qui n’ont qu’une ou deux maladies tout au plus. » Je me rendis donc chez lui.

« Eh bien, qu’as-⁠tu donc ? m’interrogea-⁠t-il.

—  Tu sais, mon vieux, la vie est courte et tu risquerais fort d’avoir achevé la tienne avant que j’aie fini de te raconter ce que j’ai. Toutefois, je puis t’assurer que les maladies, je les ai toutes. De A а Z ! »

Je lui contai alors en détail comment j’en avais fait la découverte.

Il me fit tirer la langue, y jeta un coup d’oeil, me prit le pouls, m’assena une claque dans le dos au moment ou je m’y attendais le moins  — ce que j’appelle un coup en traître  — puis y colla brutalementson oreille. Après quoi il s’assit, rédigea une ordonnance, la plia et me la remit. Je la fourrai dans ma poche et m’en allai. Je ne sortis l’ordonnance que pour la tendre au pharmacien le plus proche. Il la lut et me la rendit en s’excusant de ne pouvoir me satisfaire.

« Vous n’êtes pas pharmacien ? demandai-⁠je.

—  Si, précisément : je tiens une pharmacie… mais pas un hôtel-⁠restaurant », me répondit-⁠il.

C’est alors seulement que je lus l’ordonnance. Voici ce qu’elle prescrivait :

« Une livre de bifteck, plus une pinte de bière brune toutes les six heures. Une promenade de quinze kilomètres chaque matin.

Coucher à onze heures précises, chaque soir. Et ne te bourre donc pas le crâne avec des choses qui te dépassent. »

 

D’après J. K. Jérome

Comment cette histoire a-⁠t-elle fini ?

 

1.  Le narrateur s’est trouvé à l’hôpital.

2.  Le narrateur est allé à l’hôtel-⁠restaurant.

3.  Le narrateur a compris qu’il n’était pas malade.

4.  Le narrateur a dépensé beaucoup d’argent pour les médicaments.

Спрятать пояснение

По­яс­не­ние.

C’est alors seulement que je lus l’ordonnance. Voici ce qu’elle prescrivait :

« Une livre de bifteck, plus une pinte de bière brune toutes les six heures. Une promenade de quinze kilomètres chaque matin. Coucher à onze heures précises, chaque soir. Et ne te bourre donc pas le crâne avec des choses qui te dépassent. »

 

Пра­виль­ный ответ ука­зан под но­ме­ром 3.

Раздел кодификатора ФИПИ: 2.2 Пол­ное и точ­ное по­ни­ма­ние ин­фор­ма­ции праг­ма­ти­че­ских тек­стов, пуб­ли­ка­ций
1
Тип 12 № 1989
i

Pourquoi le narrateur est-⁠il venu à la bibliothèque ?

 

1.  Pour savoir comment traiter une maladie.

2.  Pour rencontrer son ami le docteur.

3.  Pour prendre des livres à lire chez lui.

4.  Pour rendre des livres pris auparavant.


2
Тип 13 № 1990
i

Quelle découverte a-⁠t-il faite en lisant le dictionnaire ?

 

1.  Il avait une maladie incurable.

2.  Il avait toutes les maladies possibles.

3.  Le dictionnaire n’était pas de bonne qualité.

4.  Il n’y avait pas d’article sur la maladie du narrateur.


3
Тип 14 № 1991
i

Quel service le narrateur voulait-⁠il rendre à son ami le médecin ?

 

1.  Lui payer la consultation.

2.  L’inviter à un dîner pour parler de ses maladies.

3.  Lui raconter ce qu’il venait de lire dans le dictionnaire.

4.  Lui proposer de l’examiner se croyant un cas intéressant.


4
Тип 15 № 1992
i

Quelle phrase n’appartient pas au narrateur ?

 

1.  « Eh bien, qu’as-⁠tu donc ? »

2.  « Tu sais, mon vieux, la vie est courte. »

3.  « Les maladies, je les ai toutes. »

4.  « Vous n’êtes pas pharmacien ? »


5
Тип 16 № 1993
i

Le médecin comment a-⁠t-il réagi à ce que lui avait dit le narrateur ?

 

1.  Il l’a examiné attentivement.

2.  Il n’a pas voulu lui parler.

3.  Il l’a envoyé à l’hôpital.

4.  Il lui a dit qu’il s’était trompé.


6
Тип 17 № 1994
i

Le narrateur où est-⁠il allé après le cabinet médical ?

 

1.  Chez lui.

2.  À la bibliothèque.

3.  Chez le pharmacien.

4.  Chez un autre médecin.