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Задание 7 № 1420

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La baisse de la lecture est un phénomène observé depuis...

 

1) 1950

2) 1960

3) 1970

Пояснение.

Расшифровка записи

La lecture, où en sommes-nous?

Le Point.fr: Au Royaume-Uni, on s'inquiète. Selon une étude récente, le nombre des lecteurs parmi les jeunes de 14 à 16 ans aurait diminué au cours des sept dernières années. Et 17% d'entre eux se diraient "embarrassés" à l'idée d'être surpris en train de lire par un de leurs camarades. Où en est-on en France? La sociologue Sylvie Octobre, chargée d'études sur les jeunes, dresse un état des lieux.
Constate-t-on en France le même type de décrochage qu'au Royaume-Uni dans la pratique de la lecture?
Sylvie Octobre: Chez nous, la lecture papier chute au collège et au lycée, alors qu'elle fait partie importante des loisirs quotidiens des enfants au primaire. Les chiffres sont nets: chez les enfants de 11 ans, 33,5% disent lire un livre tous les jours pour leur plaisir. Ils sont 18% à 13 ans, 14% à 15 ans, et seulement 9% à 17 ans.
Le Point.fr: Que se passe-t-il à l'adolescence, pourquoi on commence à lire moins?
Sylvie Octobre: On se détache de sa famille, on découvre les copains, les réseaux sociaux, les moyens de communication de masse : ce qui compte à cet âge, c'est être en lien permanent avec les amis. Or, cela ne va pas avec la lecture, qui est une activité solitaire, calme...
Le Point.fr: Internet et les réseaux sociaux accélèrent-ils le décrochage?
Sylvie Octobre: Non. La baisse de la lecture est un phénomène générationnel, que l'on observe depuis les années 1960. Chaque génération d'adultes qui arrive sur le "marché de la lecture" lit, pour ses loisirs, moins que la précédente. Il n'y a donc pas de raison que les jeunes échappent à la règle. En revanche, et c'est tout le paradoxe de la lecture, chaque génération lit plus que la précédente pour le travail: dans une économie tertiarisée, la lecture est beaucoup plus mobilisée, elle est le vecteur d'informations essentiel.
Le Point.fr: Donc, la lecture devient-elle une pratique de l'élite?
Sylvie Octobre: D'une manière générale, c'est plutôt l'inverse : entre les gens qui font des études et les autres, les types de lecture se rapprochent... au profit d'une baisse. On lit moins aujourd'hui qu'hier, les élites comme les autres.
Le Point.fr: Alors même qu'on fait davantage lire les enfants.
Sylvie Octobre: Oui, parce qu'il y a une représentation sociale de ce qu'est la lecture. On ne discute pas du fait qu'il est bon de donner des livres à un enfant ou à un ado. Tout le monde est d'accord, ne serait-ce que parce qu'on sait que les
lecteurs sont de meilleurs élèves. Mais on est passé d'un monde, dans les années 60, où les élites avaient été formées aux humanités à un monde où elles sont constituées de polytechniciens, ou de personnes formées en écoles de commerce. Donc de personnes qui n'ont pas le rapport très révérencieux à l'écrit, à la
littérature, qui avait cours auparavant. Elles ont lu, bien sûr, mais autre chose, et n'ont pas du tout le même rapport à la lecture. D'une certaine façon, la culture est déchue. Elle n'est plus un sujet fondamental.

La baisse de la lecture est un phénomène générationnel, que l'on observe depuis les années 1960.