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Образовательный портал «РЕШУ ЕГЭ» (https://fr-ege.sdamgia.ru)
Задания 3. Полное понимание устной речи: интервью
1.

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Crispin pense que son prénom

 

1) est mieux que Spin.

2) est affreux.

3) devrait être Darrell.

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Présentateur: Nous voici donc sur Radio 1 et nous sommes avec Spin, la pop-star du moment.

Interviewé: Bonjour.

Présentateur: Spin, est-ce votre vrai prénom?

Interviewé: Non, c'est juste que la plupart des gens pensent que "Crispin" est un nom embarrassant. Ils m'appellent Spin parce que c'est le seul type d'abréviation cool que vous pouvez faire à partir d'un nom si horrible.

Présentateur: Très bien.

Interviewé: Ce n'est pas ma faute, ce sont mes parents qui m'ont appelé comme ça. Depuis tout petit, j'ai passé des heures à pleurer dans mon lit, et ils ne savaient pas pourquoi, parce que je ne pouvais pas expliquer que c'était parce qu'ils m'avaient appelé Crispin. Du coup je l'ai changé. Ca aurait pu être pire, j'aurais pu m'appeler Darrell.

Présentateur: Où avez-vous étudié?

Interviewé: Mes parents n'ont pas arrêté de me dire que les études à l'université me donneront un meilleur avenir professionnel. Donc, je suis allé à Sheffield. J'ai étudié la philosophie et la théologie, mais j'ai abandonné au bout de deux ans. J'ai pris une année sabbatique pour me lancer dans la musique, et je me suis dit que je pourrais toujours reprendre, mais je n'ai jamais aimé l'école. Et j'ai toujours eu une vraie panique des examens. En fait, même maintenant tout ça me rend nerveux et la question du retour ne s'est pas posée. Pour être honnête je n'aime pas les universités. Elles me donnent la chair de poule.

Présentateur: Comment étiez-vous à l'époque?

Interviewé: Vous savez, j'avais 18 ans, et j'étais dans cette espèce de groupe communiste, et je pensais être un vrai communiste, mais je n'ai jamais rejoint les rangs du Parti Communiste. Nous avions notre propre maison et nous étions les seuls de toute l'Université à en avoir une. Elle est devenue une sorte de communauté et nous étions les membres d'une espèce de société secrète. En fait, notre vie secrète était pleine d'innocence. Vous savez, il y avait 20 ou 30 personnes qui trainaient ensemble et faisaient la fête.

Présentateur: Que vous a apporté l'année qui vient de s'écouler ? Vous venez de percer, et le respect des gens pour vous et votre musique a énormément grandi cette année.

Interviewé: Nous avons été plus ou moins ignorés jusque là. Et puis tout d'un coup cette année il y a eu un tournant. Je pense que c'est parce que chacun de nous a su évoluer. Nous avons ramené à la vie des idées oubliées et nous avons également commencé à nous intéresser à la musique folk. Je pense que nous faisons quelque chose de nouveau aujourd'hui. Notre travail est très créatif et gratifiant. Il s'agit de la plus grande satisfaction de ma vie. J'ai rencontré beaucoup de gens, dont certains ont été une inspiration pour moi. C'est vraiment comme à Hollywood. Ça devient comme dans un film, comme dans un rêve.

Présentateur: Avez-vous écrit de nouvelles chansons? Y a-t-il un album de prévu?

Interviewé: J'ai une tonne d'idées. Mais j'ai besoin d'être seul. C'est tout à fait comme lorsque vous étiez enfant, et que vous étiez en train de jouez dans un coin du séjour avec vos voitures ou autre chose. Vous êtes au milieu de votre monde imaginaire, puis vous remarquez que votre mère vous regarde en disant: «Oh, comme c'est mignon» et le charme de la magie disparaît instantanément. Je fourmille de nouvelles idées, mais j'ai besoin de m'isoler. Je vais louer un chalet au milieu de nulle part en décembre et travailler vraiment dur.

Présentateur: Vous êtes l'une des rares pop-stars que nous n'avons jamais entendu parler de voitures ou de votre compte bancaire. Que voulez-vous faire avec votre argent? Mieux encore, quelle est votre plus grosse dépense?

Interviewé: Ma première grosse dépense a été l'achat d'une maison.

Présentateur: Quel effet ça fait de posséder sa propre maison?

Interviewé: À l'époque où je l'ai achetée, je n'avais aucune idée à quel point j'étais célèbre. Dans la même rue il y avait une école et les enfants venaient toute la journée frapper à la porte. C`était complètement fou. La maison était sur une route très fréquentée, mais ce n'est pas ça qui me dérangeait. C'étaient plutôt les gens qui posaient problème. Parfois, pour pouvoir sortir, je devais cacher mon visage. Nous avons donc mis fin à tous ces problèmes en vendant la maison et acheté une nouvelle maison. Et même si nous avons perdu une partie de l'argent, c'est probablement le meilleur investissement que j'ai fait, cette nouvelle maison.

Présentateur: On dirait que vous n'aimez pas votre notoriété ni vos fans.

Interviewé: Pourquoi? Les fans de musique sont les gens les plus raisonnables.

Présentateur: Intéressant! Voulez-vous dire que les fans qui se déchaînent lors de vos concerts sont si raisonnables?

Interviewé: Vous savez, je n'aime pas les gens déchaînés. Mais je suis sûr que refouler les sentiments d'irritation et d'ennui est une très mauvaise idée. D'abord, où trouverez vous une bouteille assez grande pour contenir les océans de colère provoqués par le fait que votre groupe préféré s`appelle « camelote » ou « bon dîner-fête de la musique »? Si vous laissez toutes ces choses à l'intérieur, vous risquez d'avoir des migraines et d'autres problèmes de santé. Alors, laissez vos émotions sortir!

2.

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Comment Philippe a-t-il débuté au patinage artistique?

Son entraîneur l'a remarqué …

 

1) sur la patinoire du collège.

2) au lycée.

3) quand il était élève à l'école primaire.

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Maintenant nous sommes prêts à commencer.

 

Double médaillé olympique

Journaliste: Vice-champion du monde de patinage artistique à 22 ans, double médaillé olympique, Philippe s'est forgé un style bien à lui, cultivant son «grain de folie». Il nous dévoile son parcours à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver qu'il commente pour France Télévisions. Philippe, comment avez-vous débuté au patinage artistique?

Philippe: Un jour, je suis allé à la patinoire avec ma classe de CE2 Alors que mes camarades chutaient ou trébuchaient, je me suis tout de suite senti dans mon élément. André Brunet, qui est devenu ensuite mon entraîneur, m'a repéré ce jour là. Quand j'ai eu 8 ans, il a convaincu mes parents de m'inscrire en section sport-études. Mon père était un maçon d'origine italienne et ma mère était comptable. Dans ma famille, on ne roulait pas sur l'or et personne ne patinait. Mais ils ont cru en moi. Deux ans plus tard, j'étais champion de France Espoirs!

Journaliste: L'entraînement et les copains, c'était facile à concilier?

Philippe: Mes copains hockeyeurs me chambraient en me répétant que le patinage était un sport de riches et de «gonzesses». À force, je finissais par me poser des questions! Alors, j'évitais de leur en parler. Cela ne m'empêchait pas d'être chaque jour sur la glace, dès sept heures du matin. Malgré mon emploi du temps chargé, je trouvais toujours un moment pour traîner avec mes potes dans la cité. J'avais besoin d'eux et de cette liberté.

Journaliste: Vous avez gardé le même entraîneur durant toute votre carrière. Croyez-vous aux rencontres qui changent tout?

Philippe: Bien sûr! André a été la chance de ma vie. Sans lui, je n'en serais pas là. Il lui a fallu bien du courage pour me gérer. J'étais un gamin turbulent, avec de l'énergie à revendre. J'en voulais! Il a su me canaliser, sans jamais chercher à me fondre dans un moule ou à brider ma personnalité.

Journaliste: Avez-vous toujours eu cette volonté d'être le premier?

Philippe: L'école, ce n'était pas mon truc. Je ne suivais que les cours qui m'intéressaient, c'est-à-dire pas grand-chose! Sur la glace, tout me réussissait, c'était vraiment gratifiant, même si tout n'était pas rose. J'étais tellement en avance que, en compétition, j'affrontais souvent des concurrents plus vieux que moi. Parfois, j'avais si peur que je vomissais en arrivant à la patinoire. Mais peu à peu, j'ai appris à prendre sur moi. L'expérience m'a forgé et, au fil des années, mon mental est devenu plus fort.

Journaliste: Avoir un don, c'est suffisant pour réussir?

Philippe: Bien sûr que non, il faut aussi travailler! J'ai l'image d'un mec un peu foufou, mais j'ai toujours été un bosseur et un perfectionniste. Parfois trop! Lorsque mon entraîneur me disait que j'avais réussi un saut, il fallait que je le répète jusqu'à ce que j'en sois convaincu moi-même, sinon, je n'étais pas vraiment tranquille.

Journaliste: En compétition, vous aviez un style bien à vous. Se sentir différent, est-ce que cela peut être un atout?

Philippe: Si vous êtes fondu dans la masse, personne ne vous remarque. Alors, dès qu'on a un projet, il faut croire en soi et foncer! Sans pour autant faire n'importe quoi. Avant de se lancer, il faut réfléchir, mais tirer les risques. Mais la chance se provoque: lorsqu'on s'obstine et qu'on s'accroche à son rêve, on est toujours récompensé d'une manière ou d'une autre. Et si on n'atteint pas l'objectif que l'on s'était fixé, peu importe. L'essentiel, c'est d'avoir essayé et d'avoir tout donné, ainsi, on n'a pas de regrets! Mais pour réussir, il faut aussi rester soi même. Mes chorégraphies et mon côté provocateur ont souvent dérangé les juges, et je l'ai parfois payé cher! Mes victoires n'en ont été que plus belles. Mes médailles de bronze gagnées aux JO de Lillehammer (Norvège), en 1994, et de Nagano (Japon), en 1998, restent un souvenir exceptionnel. Parce que je les ai obtenues en respectant mes origines et mon grain de folie.

Journaliste: Votre vie a-t-elle changé lorsque vous avez abandonné la compétition pour devenir pro, à la fin des années 90?

Philippe: J'ai pu continuer à vivre de ma passion. Je continuais toutefois à m'entraîner dur pour monter des tournées en France et à l'étranger. Depuis quatre ans, je suis consultant sportif sur France Télévisions, où je commente les épreuves de patinage. Je rêve maintenant de présenter une émission qui me ressemble vraiment, où j'aurais carte blanche. Le patinage m'a appris à être persévérant et à faire preuve d'ouverture d'esprit. Je tiens à ces valeurs.

3.

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Les parents de Jean Nouvel étaient …

 

1) architectes.

2) enseignants.

3) mathématiciens.

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Le dernier métier de la Renaissance

Phosphore: Jean Nouvel, bonjour. Merci d'être avec nous ce soir. Avant de parler de vos projets en cours, accepteriez-vous de nous raconter comment vous est venue l'idée de l'architecture?

Jean Nouvel: Ah! ... Oui bien sûr ... Eh bien ... Tout d'abord il faut préciser que je suis fils d'enseignants. Et pour mes parents les matières qui comptaient, c'étaient les mathématiques et le français. L'éducation artistique était pour eux une discipline secondaire.

Phosphore: Si ce n'étaient pas vos parents qui vous ont incité dans l'architecture?

Jean Nouvel: À vrai dire, l'idée de mes parents, c'était que je devienne professeur, ou ingénieur, enfin quelque chose comme ça ... Mais heureusement, à 15-16 ans, j'ai rencontré un professeur de dessin qui m'a très vite passionné. Il s'appelait Marcel Deviers. Je me rappelle très bien son nom! C'était un homme de passion, très engagé ... dans des activités humanitaires notamment. C'était un artiste local reconnu, qui utilisait le couteau, la terre, le sable. Un artiste du Périgord, un artiste libre!

Phosphore: Donc au lycée vous étiez déjà passionné par l’architecture?

Jean Nouvel: Quand je suis arrivé en seconde, je n'étais pas du tout éveillé aux arts plastiques. Et, en quelques leçons, Marcel Deviers m'a motivé. Il a su créer le désir et m'inciter à progresser. Il me disait: «Fais des choses pour toi, copie des œuvres» ...

Phosphore: Et vous avez commencé à faire des copies?

Jean Nouvel: Il m'a donc proposé de faire de la céramique, des petits carreaux représentant les hauts lieux de Sarlat. Et je ne m'en suis pas trop mal tiré, et la table basse que j'ai réalisée est toujours quelque part chez mes parents! Ensuite il m'a invité à venir dans son atelier. À tel point que l'on m'a même confié la décoration du foyer des jeunes filles de la ville.

Phosphore: Et après le lycée, où vous êtes-vous dirigé?

Jean Nouvel: Après ma terminale, mes parents m'ont demandé ce que je voulais faire. Alors j'ai dit: artiste plasticien. Évidemment, ça a bloqué! Ils m'ont prévenu que je tirerais le diable par la queue toute ma vie, et ils ont insisté pour que je suive d'abord une formation sérieuse. Après réflexion, j'ai décidé que je ferais des études d'architecture, avant de revenir aux arts plastiques ... Et puis, l'architecture m'a intéressé ...

Phosphore: Donc on peut dire que Marcel Deviers était un personnage important dans votre vie.

Jean Nouvel: En tout cas, Marcel Deviers a changé l'orientation de ma vie! Si j'ai choisi l'architecture, c'était pour les arts! Oui, c'est sûrement le professeur qui a le plus influé sur mon parcours. S'il n'avait pas existé, je ferais sûrement tout à fait autre chose!

Phosphore: Et maintenant comment détermineriez-vous votre métier?

Jean Nouvel: C'est un très beau métier, le dernier métier de la Renaissance. Dire que l'architecte est un artiste, ce n'est pas faux, mais c'est un simple résumé. Car c'est un métier ouvert sur une très grande diversité de disciplines. L'architecte est un créateur, mais aussi un ingénieur, un homme politique, un économiste, un designer, un chef d'entreprise, etc. C'est un métier lourd, complexe qui demande du courage. Le talent en effet ne suffit pas. Il faut beaucoup travailler pour cultiver ce qu'on aime faire et ce qu'on sait faire. Suer sang et eau. Cela demande une grande santé physique et mentale!

Phosphore: Et vous travaillez beaucoup ...

Jean Nouvel: Parmi 300 propositions présentées par mon agence, 30 seulement sont retenues! Et travailler sur un projet qui n'aboutit pas, c'est toujours aussi douloureux. Ça l'est au début d'une carrière, pour des petits projets qui ne comptent pas énormément économiquement. Et ça l'est maintenant, avec les gros chantiers qui ont de l'importance pour une équipe entière.

Phosphore: Les 70 collaborateurs de votre agence ont presque tous moins de 30 ans; leurs pays d'origine, leurs cursus sont très variés.

Jean Nouvel: C'est cohérent avec le monde tel qu'il devient. Si j'avais un conseil à donner aux jeunes, je leur dirais de faire plusieurs choses en même temps. D'avoir toujours plusieurs centres d'intérêt: l'art, le sport, les langues ... peu importe! Ces différents chemins s'enrichissent les uns les autres, ouvrent des possibilités différentes. Être multiple, ça permet d'être plus spécifique, davantage soi-même.

4.

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Qu’est-ce que Dominique fait comme métier aujourd'hui?

 

1) Il est bibliothécaire à la Bibliothèque nationale de France.

2) Il est professeur à l'université féminine à Séoul.

3) Il est un des plus célèbres architectes français.

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Un métier qui demande du courage

Journaliste: L'un des plus célèbres architectes français, Dominique accède à la notoriété en réalisant la Bibliothèque nationale de France, dite Bibliothèque François-Mitterrand, inaugurée en 1996. Depuis, il a parsemé le monde de ses bâtiments. Parmi ses dernières réalisations, l'université féminine à Séoul (Corée du Sud), inaugurée en avril 2008, et le quartier Masterplan de Donau-City, à Vienne (Autriche). Dominique, quel adolescent étiez-vous?

Dominique: Je suis né à Clermont-Ferrand dans une famille d'ingénieurs, ellemême d'origine paysanne. Le monde, pour moi, gamin, c'était la nature, les monts d'Auvergne, la Lozère, la faune et la flore. À 15 ans, en 1968, j'avais un

ami de deux ans mon aîné. Il était beaucoup plus imprégné des idées de Mai 68 que moi. En me faisant écouter Léo Ferré, Georges Brassens et découvrir la peinture, il a élargi mon monde. Ç'a été ma rébellion: j'ai rompu avec le monde de la nature et de la science pour me vouer au monde de l'art. Je me suis mis à peindre, à sculpter. Beaucoup. C'était un besoin, j'en étais habité. Au sous-sol de la maison, j'avais installé mon atelier d'artiste maudit! La peinture m'a permis de m'exprimer, de m'échapper, et sans doute de régler certains problèmes d'adolescence.

Journaliste: Au point de vouloir en faire votre métier.

Dominique: Malheureusement, au bac, j'ai eu des notes très correctes! L'heure du choix avait sonné. Je ne voulais pas faire de prépa, comme l'auraient souhaité mes parents. Je voulais faire de la peinture. L'architecture a été un compromis: c'était un vrai métier, qui comportait quand même une dimension artistique. Et puis, pour acheter du matériel de peinture, il me fallait de l'argent! J'ai donc été aux Beaux-Arts, à Paris, suivre la formation d'architecture. Trois mois après la rentrée, mon patron d'atelier m'a dit: «Tu viens travailler chez moi.» Après les cours, je faisais donc toutes les petites tâches dans son agence. Ensuite, je n'ai jamais cessé de travailler, parallèlement à mes études. Le soir, chez moi, je préparais des projets pour répondre à des concours. J'ai rapidement été repéré comme un jeune prometteur.

Journaliste: Vous avez remporté un concours bien particulier, à 36 ans.

Dominique: C'est vrai, c'était impressionnant de remporter le concours pour la construction de la nouvelle Bibliothèque nationale de France, à Paris. Mais j'avais été plus impressionné encore quelques années auparavant, lorsque j'ai été choisi, à 30 ans, pour construire une école d'ingénieurs à Marne-la-vallée. Ç'a été ma première oeuvre, le premier grand bâtiment que j'ai entièrement conçu, dessiné et suivi. Je ne savais rien encore. Ce chantier m'a beaucoup appris.

Journaliste: Vous avez quand même eu comme commanditaire le président de la République. Ce n'est pas commun!

Dominique: François Mitterrand n'était pas un président étroit d'esprit. Sa vision et sa culture étaient très vastes. Que le projet soit important ou modeste, que le commanditaire soit ou non président, un client est un grand client s'il établit avec l'architecte un échange simple, naturel, s'ils partagent cette notion de projet. En revanche un client qui commande est un petit client. Le processus entre l'idée et la réalisation doit être très ouvert, vivant et riche. Architecte et client sont deux partenaires.

Journaliste: Ce métier, choisi à contrecoeur, vous a finalement conquis?

Dominique: C'est un très beau métier, le dernier métier de la Renaissance. Dire que l'architecte est un artiste, ce n'est pas faux, mais c'est un simple résumé. Car c'est un métier ouvert sur une très grande diversité de disciplines. L'architecte est un créateur, mais aussi un ingénieur, un homme politique, un économiste, un designer, un chef d'entreprise, etc. C'est un métier lourd, complexe qui demande du courage. Le talent en effet ne suffit pas. Il faut beaucoup travailler pour cultiver ce qu'on aime faire et ce qu'on sait faire. Suer sang et eau. Cela demande une grande santé physique et mentale!

5.

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Tom Claeys, champion du monde, pratique le parachutisme, …

 

1) parce qu’il aime les risques.

2) parce qu’il aime regarder la terre d'en haut.

3) parce que c’est une discipline peu connue.

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Champion du monde

Journaliste: Avoir un record du monde à son nom! Pas vraiment simple! Certainemet pas s'il s'agit d'une discipline peu connue: le parachutisme. Comment réaliser une chose aussi spectaculaire? Qui est cet homme qui aime regarder la terre d'en haut? Notre magazine pour les jeunes, «Phosphore», a rencontré Tom Claeys. Bonjour Tom. La question qui nous intéresse le plus, c'est de savoir comment on arrive à pratiquer un sport comme le parachutisme?

Tom Claeys: En fait, c'est très bizarre! Je ne suis pas vraiment un garçon qui aime les risques. Comme la plupart des jeunes, je jouais au tennis et au foot. C'est un film qui a changé ma vie. A vingt et un ans, je suis allé voir le film Pointbreak. Dans ce film, Patrick Swayze fait des sauts de parachute spectaculaires. Je me suis dit tout de suite: «Voilà quelque chose pour moi.»

Journaliste: Vous vous inscrivez alors immédiatement dans un club de parachutisme?

Tom Claeys: J'ai de la chance; un copain travaille à l'armée et fait aussi du parachutisme. Avec lui, je saute une première fois. C'est fantastique! Je sais que ce sport deviendra une partie de ma vie. Je suis des cours dans le club de Moorsele, près de Courtrai, et je deviens même instructeur.

Journaliste: Les cours sont difficiles?

Tom Claeys: Tout le monde peut suivre ces cours. Mais à une condition: il faut être très précis et il faut suivre méticuleusement toutes les instructions. Une petite erreur peut avoir de très graves conséquences.

Journaliste: Vous sautez souvent?

Tom Claeys: Au début, ce n'était jamais assez. Chaque fois que je voyais un avion, je voulais absolument sauter. Maintenant, je trouve la qualité plus importante que la quantité. Je fais partie d'une équipe qui va sauter à Spa. Nous y allons douze à quinze week-ends par an. Au total, je pense que j'ai déjà fait environ deux mille trois cents sauts en quatorze ans. Ça semble beaucoup, mais dans l'équipe qui a réalisé le record mondial, cela ne signifie rien.

Journaliste: Eh oui, vous avez fait partie de l'équipe qui a obtenu le record du monde. Félicitations! De quoi s'agit-il concrètement?

Tom Claeys: En février, quatre cents personnes de toutes nationalités, ont essayé de réaliser le record du monde. Nous avons sauté d'une hauteur de huit kilomètres de cinq avions C130 (C cent trente). A partir de quatre kilomètres, on a besoin d'oxygène supplémentaire. Après avoir sauté, on avait exactement quatre-vingt cinq secondes pour faire la formation: on se donne la main et on fait un cercle. Pas très simple, car on descend à une vitesse de deux cents à trois cent kilomètre à l’heure.

Journaliste: Incroyable! Et ça a marché tout de suite?

Tom Claeys: Oh non, c'est impossible. A chaque saut, il y avait une équipe de photographes qui sautait juste après nous et qui enregistrait les images. Après, on contrôlait minutieusement ces images. Quand on voyait, par exemple, que quelqu'un n'avait pas eu de contact en faisant la figure, il fallait recommencer. Après dix neuf fois - et c'est très peu - ça a marché. Nous avons eu notre record.

Journaliste: Vous sautez toujours en groupe et vous faites toujours des figures?

Tom Claeys: Non, comme dans tous les sports, il y a plusieurs disciplines. Certaines personnes font de la compétition, d'autres le font comme loisir. On peut faire des figures à deux, à trois ou à plusieurs. D'autres préfèrent sauter et atterrir à un endroit très précis. Le plus populaire, et ce que j’aime le plus, c'est la chute libre: attendre le plus longtemps possible avant d'ouvrir son parachute. Maintenant, certaines modes voient aussi le jour comme le freestyle, le skysurf, le freefty...

6.

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L'idée de devenir photographe

 

1) Est venue à Chris après qu'il ait vu de grandes sculptures.

2) fut le résultat de son travail avec des sculptures.

3) lui a fait perdre l'intérêt dans les sculptures.

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Maintenant nous sommes prêts à commencer.

 

Présentateur: Notre invité aujourd'hui est M. Chris Nash, qui est largement reconnu comme l'un des photographes les plus créatifs dans son domaine. Il a plus de 40 expositions de ses photographies de danse à travers le monde à son actif et a travaillé avec des compagnies de renom du monde de la danse et de chorégraphes réputés. Et voici ma première question: pourquoi vous êtes devenu photographe?

Chris Nash: J`y suis venu par hasard. A la fac dans le cadre du cours d`arts plastiques, nous avons passé une semaine dans une chambre noire. J'ai trouvé ça magique de voir les images se développer. À l'époque, je faisais de la sculpture et mes créations étaient d`envergure, et je n'avais pas d'endroit où les stocker, j'ai commencé à les prendre des photos d'elles avant de les détruire. Ca m'a brisé le coeur, alors j'ai été une vraiment fier des photos obtenues progressivement commencé à développer un plus grand intérêt pour la photographie.

P.: N`avez-vous passé aucun diplôme?

C. N.: Non, pas vraiment. J'ai passé de plus en plus de temps dans la chambre noire. Mes professeurs étaient des artistes dont la majeure partie du travail était basée sur la photographie. Le technicien de chambre noire de la fac était génial. C`était un photographe professionnel et il m'a présenté à John, le photographe que j'ai assisté quand j'ai quitté l`université. Je voulais faire des choses, et John me disait ce dont j'avais besoin, quel équipement acheter, quels livres lire. Je suis une sorte d`autodidacte, mais il était là pour répondre à toutes mes questions. La meilleure façon d'apprendre est de faire.

P.: Vous venez de dire que vous avez travaillé en tant qu'assistant, est-ce une bonne façon pour progresser dans une carrière?

C. N.: Oui, absolument! En fait, je pense que c'est la meilleure façon. Quand vous voyez un photographe travaillant sur le tas, vous vous rendez mieux compte et avez une idée plus claire de ce qu`est la photographie. Vous devez faire face à beaucoup de gens talentueux: les modèles, les artistes, les maquilleurs, etc Tous ont leurs habitudes particulières et leeurs excentricités. Vous devez être capable de tirer d'eux le meilleur parti et d'être très patient. Idéalement, lorsque vous êtes à la fac vous apprenez toutes les techniques de base, mais lorsque vous commencer à travailler, il y a tout un tas d`autres choses importantes à connaître.

P.: Quel a été votre premier appareil photo? Où avez vous pris votre première photo?

C. N.: Un appareil photo pas cher en plastique. Je l`ai eu quand j'avais douze ans et puis j'ai acheté un appareil à objectif unique quand je suis arrivé à la fac. Puis je suis retourné à un appareil photo en plastique. J'ai vu cette exposition où un photographe a utilisé un appareil photo vraiment pas cher appelé Diana. Il y avait une lentille en plastique dessus, qui a donné un rendu flou et rêveur. Je voulais obtenir le même effet, alors j`ai fait un grand nombre de marchés pour essayer de trouver un appareil photo d'occasion. J'en ai trouvé deux qui j`avais en permanence sur moi.

P.: Quand avez-vous commencé à s'intéresser à la danse?

C. N.: A l`époque où j'étais encore étudiant à Londres. A cette époque, le Centre de danse a été attaché à notre fac. J'ai donc rencontré beaucoup d'étudiants de danse et j'ai vu de la danse contemporaine. Je me suis dit que ce serait un grand sujet pour la photographie. Donc, j'ai demandé à l'un des élèves de danse de venir en studio pour prendre quelques photos. J'ai été fasciné par les résultats et envoyé les photos à un concours que j'ai gagné. J'ai gagné 50 dollars de matériaux photographiques. Cela a ouvert le bal. Ce fut vers 1979.

P.: Allez-vous aux spectacles de danse des personnes que vous photographiez?

C. N.: Oui, mais pas très souvent. La façon dont je travaille se situe en amont. Généralement je prends des photos tout au début de la création de la pièce. En travaillant avec les danseurs, je peux seulement imaginer ce que sera la future performance. Et bien sur il est intéressant de savoir si le travail que j'ai fait correspond à la vraie pièce de théâtre. Donc, parfois, je vais aller voir la première. Il est important pour moi de voir si les photographies ont un sens et si la pièce correspond à ce qui m`a été initialement décrit.

P.: Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans votre carrière?

CN: Avec les expositions que j'ai faites, je dois faire beaucoup de voyages. Des voyages à l'étranger pour des séances photos, ce qui est toujours sympa. J'ai aussi apprécié de travailler avec des danseurs et des gens créatifs. Les danseurs ont toujours beaucoup d'énergie et sont toujours actifs. Quand vous leur demandez de faire quelque chose, toutes ces petites indications, ils n'ont jamais d`objections. Lorsque vous travaillez avec d'autres personnes qui n'ont pas d'entraînement physique, il peut être difficile de travailler de la même manière. J'aime aller voir des spectacles de danse, mais c'est différent quand vous travaillez avec des danseurs. C'est bien là, avec vous et c'est vraiment excitant. C'est ce que j'aime.

7.

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Raymond a commencé à comprendre la valeur véritable des livres sur James Bond après...

 

 

1) avoir la chance de les lire tous.

2) avoir vu la version cinématographique.

3) les avoir lus la deuxieme fois.

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Int: Vous avez probablement entendu parler de Ian Fleming, qui fut le premier à créer le célèbre espion James Bond. Un autre écrivain, Raymond Benson, a continué la série de livres sur James Bond. Maintenant Raymond a pris sa retraite, mais est disposé à partager son expérience. Alors, Raymond,

quand avez-vous commencé à lire des romans de Ian Fleming?

Raymond Benson: J'ai d'abord vu l'un des films de James Bond, "Goldfinger", au cinéma quand j'avais 9 ans et j'ai été époustouflé. J'ai immédiatement commencé à lire tous les livres sur Bond que j`ai pu mettre la main. A 11 ans je les avais tous lu, même si j'étais trop jeune à l'époque pour les comprendre pleinement. Je les ai relu encore une fois à l'époque du lycée, et c'est là que j'ai compris ce qu`il y avaitd`excellent dans ces livres et je les ai relu plusieurs fois depuis.

Int: Vous avez été impliqué dans la communauté des fans de James Bond depuis longtemps. Comment at-elle changée au fil des années?

RB: Internet l`a changé à bien des égards. Dans les années 70 et 80, il n'existait pas d`espace qui aurait pu permettre à tous les fans du monde entier de se réunir et c'est ce que internet leur a donné. Dans le passé il existait seulement des clubs de fans qui publiaient des magazines sur James Bond et des conventions dans les grandes villes où les fans pouvaient se rencontrer plus ou moins fréquemment. Maintenant que les fans ont internet, ils ont créé des millions de sites Web de James Bond.

Int: Etes-vous toujours un fan de James Bond?

RB: Bien sûr! Mais c'est différent maintenant. Je vais toujours voir les films quand ils sortent et probablement je lirai les livres, si et quand ils seront publiés. Mais l`époque de quand je rédigeais des articles est révolue. J'aime à penser que j'ai évolué. Il y a beaucoup d'autres choses qui me tiennent à

coeur. Je suis m`intéresse à différentes choses, différents types de musique et de films et à d'autres auteurs et de genres.

Int: Pensez-vous que Ian lui-même aurait trouvé la popularité de la série surprenante?

RB: Oui. Il ne pensait pas qu'ils dureraient si longtemps. Malheureusement, il n`a vu que les deux premiers films et n'a jamais pu profiter de l'énorme succès qu`a eu James Bond. Comme il l'a dit, «tout cela est une telle plaisanterie. » Toutefois, je ne pense pas qu'il aurait apprécié la façon dont James Bond est dépeint maintenant, la façon dont ils ont fait de lui quelqu`un de plus politiquement correct, un «gentil» garçon, pour ainsi dire.

Int: Bien que l'ère de la guerre froide est terminée et les espions sont en train de devenir une chose du passé, pensez-vous que le public ne perdra pas l`intérêt pour James Bond?

RB: Ils n`en montrent pas le moindre signe. Cela concerne les films d'espionage en général. Vous voyez, les espions ne sont pas nécessairement liés à la guerre froide - nous avons eu des espions pendant la Première, la Seconde Guerres mondiales, le Vietnam, et nous avons des espions d'aujourd'hui. Les espions ne seront jamais démodés. Il y aura toujours de l`action pour James Bond.

Int: Qu`est ce que ça vous fait de ne plus écrire les aventures de James Bond? Qu'est-ce que vous avez fait ces deux dernières années?

RB: Eh bien, pendant sept ans le poste m'a donné l'occasion de parcourir le monde, de rencontrer beaucoup de gens, et de me faire un nom dans le monde de l'édition. Le revenu n'est pas ce que les gens pensent parfois. Vous seriez surpris de voir combien de personnes croient que je gagnais des

millions de dollars. Mais j`avais le même revenu que si je travaillais dans un bureau. Maintenant que c'est fini, je dois trouver un moyen de remplacer le revenu d'écrivain. Il ya des jours où je manque de travail, mais dans l'ensemble je suis soulagé de ne plus avoir ce thème de James Bond suspendu au-dessus de ma tête.

Int: Avez-vous des conseils pour le prochain écrivain, quel qu'il soit?

RB: Assurez-vous d`avoir la peau dure et restez à l'écart des sites Web de James Bond! Ne vous méprenez pas, les fans sont très précieux pour l'industrie Bond et je dis que Dieu les bénisse tous - même ceux qui n'aimaient pas mon travail. Je ne m'attendais certainement pas à chacun de. Il faut comprendre que c'est un travail beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît. La pression pour finir à temps est immense. Il s'agit de trouver un équilibre pour plaire aux éditeurs, les lecteurs et se faire plaisir.

8.

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Que fait Philippe Vandel dans la vie?

 

1) C’est un footballeur talentueux.

2) C’est un chanteur extravagant.

3) Il est animateur de TV.

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Phosphore: Philippe Vandel n'invente rien … parole de journaliste! Tout ce qu'il raconte est la vérité vraie. C'est sa culture de l'absurde qui l'a rendu célèbre: ses livres sont des succès et à Canal + il reçoit en moyenne 3 000 lettres par mois. La vérité est drôle. Exemples? De la vignette automobile gratuite pour les aveugles au produit nettoyant pour four … autonettoyant, il a toujours mis le doigt sur les aberrations que collectionne notre société.Du coup, certains n'hésitent pas à voir en lui un Zorro des temps modernes. Il réserve un sourire poli à de telles extravagances. Son abord simple tranche même avec fraîcheur sur les attitudes de diva de certains de ses collègues, parfois moins talentueux. Que ce soit pour lire, jouer au foot, voire cocooner avec son amie Andréa, 26 ans,assistante de production, Philippe Vandel tient à prouver à quel point la télévision n'occupe pas tout son temps, ni même toutesses pensées. Réalité ou illusion? Vous êtes apparu à la télé au début des années 90, alors que la mode des animateurs impertinents type ChristopheDechavanne battait son plein. On a le sentiment que c'est un peu dépassé aujourd'hui.

Philippe Vandel: En ce qui me concerne, je ne me suis jamais rattaché à ce courant de l'impertinence, pour la simple et bonne raison que je ne suis pas impertinent dans la vie. Les lecteurs de "Phosphore" qui font de l'allemand connaissent peut-être cette maxime de Goethe: "Deviensce que tu es". Pourquoi vouloir paraître autre chose que soi-même? C'est ma philosophie en matière de télé: être à l'antenne comme dans la vie.

Phosphore: On parle souvent de vos t-shirts …

Philippe Vandel: Oui, on me parle souvent de mes t-shirts. Mais je ne les porte pas juste pour l'antenne. Je m'habille commeça le matin. Je troque juste ma veste en Jean pour une veste de costume, politesse minimum quand vous arrivez sur le coup de 20 h chez des gens que vous ne connaissez pas.

Phosphore: En tant qu'animateur, vous avez dû suivre de près l'affaire des salaires mirobolants payés par le service public.

Philippe Vandel: Il est indécent de distribuer de telles sommes quand elles pro-viennent des impôts. La responsabilité est davantage du côté de celui qui donne que du côté de celui qui reçoit. Par ailleurs, je voudrais souligner que l'animation est un vrai travail. Je reçois parfois des lettres de téléspectateurs me demandant ce que je fais dans la journée avant 20 h. Mais, je bosse! J'épluche les journaux ou le courrier à la recherche de l'info insolite. Je me souviens d'unestagiaire à Canal + qui, semblait très déçue. Je m'inquiète et elle me répond: "Oui, je suis déçue. Je pensais qu'Antoine de Caunes, Jean-Luc Delarue et toi, passiez votre temps à vous amuser dans les couloirs". Eh bien non. Il n'y a pas de secret.

Phosphore: Quel conseil donneriez-vous à nos lecteurs pour réussir?

Philippe Vandel: Il faut énormément travailler pour donner à l'antenne l'impression que c'est facile. Pour revenir à l'argent, cela n'a jamais été mon cheval de bataille, sinon j'aurais changé de chaîne depuis longtemps. J'estime qu'à partir du moment où l'on gagne deux ou trois fois le Smic il faut arrêter de se plaindre. Et je comprends tout à fait que lacourse effrénée à l'argent à laquelle se livrent certains de mes confrères les rend définitivement antipathiques aux yeux du public.

9.

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Marie Claire Gerardin, coach...

 

1) travaille pour la société ProActa.

2) a fondé la société ProActa.

3) a un contrat avec la société ProActa.

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Maintenant nous sommes prêts à commencer. Coaching devient populaire à Madagascar

 

Journaliste : Le coaching est à l’ordre du jour ces derniers temps dans le monde des entreprises à Madagascar, et tient une place importante dans le développement du capital humain. Nous avons rencontré Marie Claire GERARDIN, fondatrice et coach du cabinet PROACTA, pour lui poser quelques questions.

Bonjour, Madame Gerarden, et tout d’abord pouvez-vous nous parler de votre activité ?

Marie Claire GERARDIN : Mon activité principale est centrée sur le développement personnel à travers le coaching et les formations à la communication. Accessoirement, j’interviens également dans les entreprises pour porter des diagnostics sur les relations humaines ; cela peut prendre la forme d’un audit ou de conseil en communication.

J’ai créé ma société PROACTA en 2010 après avoir fait ma formation de coach en Belgique ; cela fait donc deux ans que j’exerce cette activité à Madagascar. Par ailleurs, j’ai quelques clients dans d’autres pays, en France aussi.

Journaliste : Quel est l’intérêt du coaching et le but de chaque formation ?

Marie Claire GERARDIN : Le terme « coaching » recouvre des activités très diverses. Pour ma part, mon activité de coach est essentiellement du coaching individuel , c’est-à-dire coaching de vie ou de dirigeants. Quelle que soit la raison qui amène une personne en coaching, le travail est centré sur le développement

personnel. Pour utiliser une image, je dirais que le coaching c’est un peu comme prendre un taxi pour se rendre à un rendez-vous. Le chauffeur sait, parce que c’est son métier, quel est le meilleur itinéraire, en fonction de l’heure, des délais, des demandes du client, mais c’est ce dernier qui donne la destination. En coaching individuel, c’est pareil, c’est le client qui définit l’objectif, le coach est seulement là pour l’accompagner, par le questionnement, l’encouragement, éventuellement des exercices ou des prescriptions de tâches.

Quant aux formations, leur objectif est de donner aux apprenants des outils concrets pour améliorer leur communication ; communication avec les équipes - c’est pour les managers - ou avec les clients, les collègues, avec les media, ou encore améliorer leur « image » en travaillant sur le leadership et le charisme. Journaliste : Qu’en est-il de l’appréciation des opérateurs économiques à Madagascar du coaching et des formations ?

Marie Claire GERARDIN : Le développement personnel et les bénéfices que peuvent en tirer les entreprises sont des idées neuves à Madagascar. C’est d’ailleurs en raison de ce constat que j’ai décidé en 2010 de revenir m’installer dans ce merveilleux pays... le marché potentiel était immense. Au départ cependant, c’était un marché ... potentiel. Il fallait faire connaître ce type d’activité et faire la preuve que c’était économiquement utile. Deux ans après le début de mon activité, je pense pouvoir dire que la preuve est faite : des clients fidélisés, de nouvelles demandes régulièrement et une curiosité qui ne se dément pas. Et je vais rester pour continuer.

Journaliste : Un souci un peu généralisé des professionnels existe-t-il ?

Marie Claire GERARDIN : Non, pas de souci généralisé ou plutôt Madagascar est tout à fait comparable aux autres pays en ce qui concerne les demandes les plus fréquentes : développer les talents de savoir-être des managers, renforcer le leadership, la confiance en soi, vaincre le tract, gérer le temps, devenir un bon orateur, alors, c’est comme partout.

Une particularité toutefois : l’intérêt marqué pour l’aspect multiculturel des relations de travail. J’ai ainsi été conduite à créer des séminaires sur « les relations interculturelles en entreprise » à la demande de clients. Mais je ne dirais pas que ce soit une spécialité de Madagascar seulement.

Journaliste : Pouvez-vous nous annoncer un petit aperçu de vos plannings pour le 4e trimestre ?

Marie Claire GERARDIN : Les prochaines formations données à Antananarivo et ouvertes aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers sont consultables sur le site de PROACTA. L’inscription en ligne est possible. A titre d’exemple, les prochaines formations sont « savoir convaincre » du 29 au 31 octobre et « Charisme et leadership » du 5 au 7 novembre.

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Patrick Poivre d'Arvor que fait-il dans la vie ?

 

1) Il est journaliste.

2) Il est aviateur.

3) Il est diplomate.

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Maintenant nous sommes prêts à commencer.

 

Patrick Poivre d'Arvor Journaliste : A15 ans, il décroche le bac, devient père d'une petite fille, et pense à écrire son premier roman. Et ce que le début d'une vie remplie de joies et de drames... Ancien présentateur vedette du 20heures de TF1, Patrick Poivre d'Arvor se consacre aujourd'hui à l'écriture et anime La Traversée du miroir, sur France 5. Patrick, quel genre d'adolescent étiez-vous?

Patrick : Très timide, et même sauvage. Dès 10 ans, je me réfugiais dans les livres. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main, de Hemingway à Saint- Exupéry, en passant par Kessel. J’avais très peu d'amis, mais les héros de romans me tenaient compagnie. J'ai découvert certains récits de manière trop précoce... mais c'est ainsi que j'ai fait mon éducation sentimentale intellectuelle.

Journaliste : D’où vient votre passion pour l'écriture ?

Patrick : L’un de mes grands-pères, aviateur pendant la Première Guerre mondiale, avait connu Saint-Exupéry. L'autre était autodidacte. Il avait commencé à gagner sa vie vers 10 ou 12 ans, puis il s'est mis à écrire des poèmes sous le nom de Jean d’Arvor. Il m'a beaucoup inspiré. Il habitait l'étage au-dessus du nôtre, à Reims. Je lui demandais souvent de relire mes poèmes. Il me parlait des écrivains qui me faisaient rêver. C'est à lui que je dois mon envie d'écrire.

Journaliste : À tel point que vous portez son nom de plume aujourd'hui !

Patrick : A sa mort, je m'étais promis de reprendre son nom pour qu'il ne s’éteigne jamais. À 17 ans, j'ai écrit mon premier roman, Les Enfants de l'aube. Lors de sa parution, j'ai changé de nom en ajoutant le pseudonyme, « d'Arvor», à mon propre nom, « Poivre ».

Journaliste : Vous avez eu le bac à 15 ans. Cette précocité vous a-t-elle pesé ? Patrick : Ce n'était pas si exceptionnel que cela ! En fait, j'ai eu mon bac de justesse parce que j'avais eu une bonne note en philo. À l'époque, tout se bousculait. A15 ans aussi, je suis devenu père d'une petite , Dorothée. Puis j'ai étudié le droit et les sciences politiques à Strasbourg et à Paris, et le russe et le serbo-croate à l'Institut national des langues et civilisations orientales.

Journaliste : Quel a été votre premier contact avec le journalisme ?

Patrick : Pour moi, écrivain, ce n'était pas un métier. Je pensais devenir diplomate mais, un jour, alors que j'étais en école de journalisme, j'ai entendu parler sur France Inter d'un concours appelé « Envoyé spécial ». Je l'ai remporté. Je me suis rendu compte alors que ce métier me plaisait. Ensuite, les choses se sont enchaînées. Je suis entré à Antenne 2, et j'ai présenté mon premier journal sur TF1 en 1987. Bizarrement, la caméra ne m'a jamais intimidé.

Journaliste : Que faut-il faire pour réussir sa vie ?

Patrick : D'abord, il vaut mieux réussir « sa vie » que « dans la vie ». Le regard des autres, on s'en fiche ! Ce qui compte, c'est ce qu'on pense. Quand on a une envie, il faut être tenace, foncer, et ne pas craindre de se casser la figure. Tout n'est pas joué d'avance ! Les personnes qui naissent avec une cuillère d'argent dans la bouche ne sont pas forcément celles qui s'en tirent le mieux. Parfois, on a en soi ce qui nous semble être un handicap, comme la timidité. Mais quand on veut vraiment quelque chose, on peut faire de ses « handicaps » une force. Par exemple, après mon bac, mes parents ont refusé que j'aille étudier à Paris, ville de perdition à leurs yeux. À Strasbourg, j'ai connu des moments de grande solitude mais, au lieu de me lamenter, je m'en suis servi pour écrire Les Enfants de l'aube. Sans cette expérience, je n'aurais peut-être pas écrit un tel récit.

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Que fait Carine Tardieu dans la vie?

 

1)  Elle est psychologue.

2)  Elle est écrivain.

3)  Elle est écrivain et cinéaste.

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Rencontre avec Carine Tardieu, cinéaste et auteur jeunesse

 

Journaliste: Carine Tardieu, auteur et cinéaste, propose des oeuvres où la fantaisie se mêle au drame. Nous revenons au cours de cette interview sur son parcours: ses premiers films, son rapport au cinéma et à la littérature jeunesse. Quel était votre rapport à la lecture et au cinéma, quand vous étiez adolescente?

Carine Tardieu: Avant l’âge de douze ans je lisais beaucoup, notamment l’oeuvre de Roald Dahl ou des romans fantastiques. Ensuite, j’étais moins attirée par les livres et je regardais la télévision, ou j’allais au cinéma avec mon père tous les week-ends. Les livres proposés m’ennuyaient car je ne les avais pas choisis. Je n’ai repris la lecture que tardivement, à vingt ans. Si j’avais 13 ans aujourd’hui, j’aurais sans doute lu Harry Potter parce que c’est le type d’histoire que je recherchais, tout comme ces films qui vous coupent du quotidien, «L’histoire sans fin», par exemple.

Journaliste: Comment est née votre envie de devenir réalisatrice?

Carine Tardieu: Je souhaitais avant tout raconter des histoires; j’avais besoin de m’évader et ce que l’on me proposait n’était plus suffisant. L’envie est venue d’un rapport concurrentiel à mon frère qui a voulu faire du cinéma avant moi. J’ai vu qu’il brillait aux yeux de mes parents et j’en étais envieuse. J’avais une passion pour le cinéma, mais le souhait de devenir réalisatrice est né de l’envie d’exister, d’être connue.

Journaliste: Quel est votre parcours?

Carine Tardieu: J’ai un parcours un peu compliqué; j’ai fait une année de psychologie, puis une école d’infirmières. J’avais besoin de «me soigner moimême» et je voulais voir si j’étais capable de soigner les autres, mais ce n’était pas du tout le cas! J’ai eu un parcours chaotique avant d’arriver au cinéma. J’ai commencé à écrire des scénarios. Ma passion est devenue une évidence, je voulais réaliser mes propres films.

Journaliste: Pouvez- vous nous dire quelques mots sur votre premier scénario?

Carine Tardieu: C’est ce que j’appelle mon court-métrage «zéro». Je l’ai réalisé à l’école de cinéma. Cela s’intitule «Le cordon»: mon frère y joue un homme d’une trentaine d’années, collectionneur de téléphones. Il est harcelé par sa mère qui l’appelle constamment. Dans cette réalisation il y avait déjà un peu de mon univers: la famille, quelques scènes fantasmatiques …

Journaliste: Еt pour le court-métrage, «L’Aȋné de mes soucis» comment avezvous procédé?

Carine Tardieu: Juste avant j’ai réalisé «Les Baisers des autres» qui m’a fait gagner plusieurs prix, notamment au festival de Trouville. L’idée de «L’Aȋné de mes soucis» m’est venue à la lecture d’une nouvelle.

Journaliste: Vous allez continuer à écrire pour la jeunesse?

Carine Tardieu: J’ai un nouveau roman prévu pour Actes Sud Junior. Il s’intitule «Des poules et des gâteaux». C’est le récit d’un gamin de 11 ans, qui assiste à une dispute entre les membres de sa famille autour de l’héritage de son grand-père.

Journaliste: Quelles lectures conseilleriez-vous?

Carine Tardieu: J’aime les oeuvres de Romain Gary ou de David Lodge. Je lis essentiellement de la littérature américaine, j’ai besoin de romanesque.

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Durant des années précédant la crise, la quantité des cas d'adoptions d'animaux...

 

1) augmentait.

2) diminuait.

3) restait le même.

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Les adoptions d'animaux sont en augmentation en France Journaliste : La présidente de la Société protectrice des animaux (SPA) Natacha Harry nous explique pourquoi, malgré les difficultés économiques vécues par beaucoup de Français, les adoptions d’animaux augmentent. Les adoptions d'animaux dans vos 56 refuges ont augmenté de 8% cette année. Comment l’expliquez-vous?

Natacha Harry : C’est une hausse importante, car la tendance des années précédentes, avant la crise, était plutôt à la stagnation des adoptions. Maintenant, ça va mieux. Les adoptions ont surtout eu lieu en mai, avant les vacances, et encore en septembre, lors des opérations portes ouvertes. Et pour le début de l’année, cette tendance à la hausse se confirme.

Journaliste : N’est-il pas surprenant qu’en période de crise, les Français ne rechignent pas à adopter un animal alors que son entretien coûte cher?

Natacha Harry : Non, car en période de marasme économique, les gens se replient sur leur cellule familiale et domestique. L’animal est plébiscité car il est source de réconfort et d’amour. D’ailleurs, il n’y a pas de profil type de l’adoptant, ni en termes d’âge, ni en termes de classe sociale.

Journaliste : Quels sont les animaux les plus souvent adoptés?

Natacha Harry : Les chiens avec 16000 adoptions en moyenne par an et les chats (13000 adoptions). Le reste (lapins, cochons d’inde, furets…) n’ont représenté que 150 adoptions l’an dernier. Mais nous proposons aussi à l’adoption des chevaux, des chèvres, des moutons et même un taureau!

Journaliste : Quelles précautions prenez-vous pour vous assurer que les candidats à l’adoption seront de bons maîtres?

Natacha Harry : Cette démarche doit être un acte responsable. Nous interrogeons donc les familles sur leurs motivations. Nous nous assurons par exemple, qu’elles ne souhaitent pas acquérir un chien juste pour faire plaisir à un enfant. Il faut absolument éviter un éventuel deuxième abandon qui serait traumatisant pour l’animal. En fonction de leurs besoins et de leurs attentes, nous présélectionnons ensuite quelques animaux. S’en suivent des rencontres entre les futurs maîtres et les animaux pour jauger de la complicité qui s’instaure entre eux.

Journaliste : Combien coûte une adoption?

Natacha Harry : Il faut compter 150 euros pour un chien et une centaine d’euros pour un chat. Les plus vieux animaux sont confiés gracieusement, ainsi que les animaux qui ont des problèmes de santé. Nos animaux sont vaccinés et munis d'une puce électronique. Ils sont aussi quasi systématiquement stérilisés, sauf s’ils sont trop jeunes.

Journaliste : L’histoire finit-elle toujours bien?

Natacha Harry : Oui dans l’immense majorité des cas. Les mauvaises expériences sont dues au manque d’éducation de certains animaux ou au fait que leurs besoins ne sont pas adaptés à la famille. Pour éviter cet écueil, nous délivrons aux familles un livret d’adoptant, qui contient de nombreux conseils. Et en cas de besoin, elles peuvent toujours obtenir des informations en appelant la SPA.

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D'après Hélène Soumet, pourquoi certains élèves craignent de ne pas réussir en philosophie?

 

1) Les textes philosophiques sont assez compliqués avec beaucoup de termes difficiles.

2) Pour réussir, il faudra étudier une énorme quantité de textes.

3) La philosophie n'est pas une science exacte, elle ne donne pas de réponses précises.

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Quelques conseils aux lycéens pour réussir en philosophie

Le Monde : Avis aux lycéens qui s'apprêtent à entrer en terminale : pour peu qu'on y mette de la bonne volonté et que l'on y consacre un peu de temps, la philosophie est une matière accessible. Entretien avec Hélène Soumet, qui l'enseigne et lui a consacré plusieurs ouvrages. La philosophie est souvent crainte par les lycéens. Quelles appréciations constatez-vous chez les élèves qui arrivent en terminale ?

Hélène Soumet : Je remarque que beaucoup craignent le langage amphigourique que l'on attribue à la philosophie, c'est-à-dire un discours qui comprend des termes inintelligibles pour eux. C'est vrai qu'il y a un peu de vocabulaire à comprendre, mais c'est un obstacle facile à surmonter. Il y a, chez certains, la peur de ne pas comprendre et de ne pas réussir à expliquer un texte ou un raisonnement philosophique.

Le Monde : Certains pensent qu'il faut être bon en français pour être bon en philosophie...

Hélène Soumet : C'est faux ! Le raisonnement philosophique est complètement différent du discours littéraire. Les élèves mettent parfois du temps à distinguer les deux.

Le Monde : Quelles sont les qualités requises pour bien aborder la matière ?

Hélène Soumet : C'est une discipline qui exige que vous soyez modeste. Il faut prendre conscience de son ignorance et commencer comme Socrate en disant : «

Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien. » Aborder les problèmes métaphysiques comme le sens de la vie, la question de la liberté, le problème du mal mais sans vouloir à tout prix les résoudre, voilà la démarche que l'élève doit effectuer.

Le Monde : En pratique, comment apprendre à penser ?

Hélène Soumet : On a tous tendance à croire que l'on pense correctement. Le rôle du professeur est de montrer que bien penser, cela s'apprend. Une grande partie du travail se fait donc en cours, par l'écoute, par l'interrogation et par l'approfondissement des textes des grands auteurs.

Le Monde : Et comment apprendre à lire ces grands auteurs ?

Hélène Soumet : Du point de vue de la méthodologie, il faut suivre la règle de René Descartes qui considère que la cause essentielle de l'erreur est la précipitation : on veut atteindre un but en brûlant les étapes. Comme l'écrit Bernard de Fontenelle, « les vrais philosophes sont comme les éléphants, qui, en marchant, ne posent jamais le second pied à terre sans que le premier ne soit bien affermi ». Le lycéen doit donc avancer à petits pas et toujours se demander si ce qu'il affirme est fondé.

Le Monde : Qu'est-ce qui caractérise une bonne copie de philosophie ?

Hélène Soumet : C'est une copie lisible, claire, et qui éclaire le sujet ou le texte. C'est la même démarche pour la dissertation que pour l'explication de texte. En

revanche, plusieurs choses sont à bannir : ne pas faire de catalogue d'exemples personnels ni de suites de références. Encore une fois, l'élève doit éviter la

précipitation qui conduit au hors sujet. En général, le taux de réussite aux examens est élevé. Les élèves apprennent assez vite à rédiger des textes convenables.

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La rencontre d’Arthur Ténor avec les collégiens a été …

 

1) difficile.

2) positive.

3) spontanée.

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Journaliste: On aimerait vous faire découvrir Arthur Ténor, romancier. Comment avez-vous eu l’idée de ce livre et pourquoi avez-vous eu envie de l’écrire?

Arthur Ténor: En 2006, j’ai été invité à rencontrer des élèves d’une classe de 3ème dans un collège de La Seyne-sur-Mer. Je n’étais pas aussi détendu que d’ordinaire, car on m’avait annoncé que je me rendais dans une zone «difficile» où les problèmes divers et variés étaient légion et quotidiens. Du coup, comme mon prof en enfer, je m’attendais plutôt au pire qu’au meilleur. La vérité c’est que cela a été une expérience très positivement marquante, au point que cela m’a donné envie d’écrire un roman. En deux mots, j’ai rencontré des adolescents dont le comportement, tout en restant vif et spontané, était d’une maturité réellement inattendue. Ils recevaient un invité et ils ont su lui prouver un intérêt sincère, lui manifester un vrai respect, lui accorder une réelle écoute.

Journaliste: Comment est né le personnage d’Antoine Vachet dans votre esprit et comment avez-vous fait pour l’imaginer, lui donner vie?

Arthur Ténor: Comme pour tous mes héros, les gentils comme les méchants, je fais tout mon possible pour me mettre à leur place. Mais avant cela, il faut leur donner une apparence physique, un caractère, un passé … bref leur donner vie comme si je les avais réellement connus. Concernant Antoine Vachet, j’ai voulu un prof aussi banal que possible. Un jeune prof qui débarque de sa province, vulnérable parce qu’il n’a pas été formé à gérer des relations tendues ou conflictuelles, mais pour enseigner le français.

Journaliste: Votre livre casse les préjugés sur les classes ZEP, pensez-vous qu’on en fait «un peu trop» sur ces élèves?

Arthur Ténor: Parfois oui, car il y a des collèges difficiles où l’on travaille aussi bien qu’ailleurs. J’ai eu l’occasion d’aller dans des établissements où il n’est pas exagéré de dire qu’un enseignant risque plus que sa santé en allant travailler. Ce que je peux simplement dire, c’est qu’il ne faut, comme en tout autre chose, préjuger de rien, ou plutôt ne désepérer de rien. Ce que nous tente de montrer l’expérience d’Antoine Vachet, c’est que dans des classes où la pédagogie classique est en échec, si on s’y prend différemment, si on fait preuve d’audace et d’inventivité, on peut obtenir des résultats spectaculaires.

Journaliste: Avez-vous rencontré des difficultés dans l’écriture de ce livre?

Arthur Ténor: Je craignais ne pas être assez près des réalités quotidiennes d’un établissement d’aujourd’hui. Mais c’est mon travail de romancier. Je n’ai jamais fait la guerre et je l’ai pourtant racontée. Je n’ai jamais été confronté à une injustice et j’ai pourtant écrit des récits d’injustice.

Journaliste: Enfin, est-ce que vous auriez aimé, dans une autre vie, être professeur?

Arthur Ténor: Je l’ai été dans une école de commerce, c’est très différent de ce qu’on peut vivre dans les collèges actuels, d’autant plus que j’avais des jeunes gens plutôt motivés et assez mûrs pour, en principe, savoir respecter leurs professeurs. Pour conclure, je dirai que l’écriture de ce roman a renforcé en moi la conviction que le respect est la valeur souveraine de l’humanisme. Si ce mot était au coeur de toute pensée et de tout acte, ce serait … le paradis sur Terre! En attendant, cultivons notre jardin et préservons-nous des préjugés.

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Dans quel pays a-t-on constaté que la lecture devient un passe-temps honteux pour les jeunes?

 

1) En France

2) Aux Etats-Unis

3) Au Royaume-Uni

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La lecture, où en sommes-nous?

 

Le Point.fr: Au Royaume-Uni, on s'inquiète. Selon une étude récente, le nombre des lecteurs parmi les jeunes de 14 à 16 ans aurait diminué au cours des sept dernières années. Et 17% d'entre eux se diraient "embarrassés" à l'idée d'être surpris en train de lire par un de leurs camarades. Où en est-on en France? La sociologue Sylvie Octobre, chargée d'études sur les jeunes, dresse un état des lieux.

Constate-t-on en France le même type de décrochage qu'au Royaume-Uni dans la pratique de la lecture?

Sylvie Octobre: Chez nous, la lecture papier chute au collège et au lycée, alors qu'elle fait partie importante des loisirs quotidiens des enfants au primaire. Les chiffres sont nets: chez les enfants de 11 ans, 33,5% disent lire un livre tous les jours pour leur plaisir. Ils sont 18% à 13 ans, 14% à 15 ans, et seulement 9% à 17 ans.

Le Point.fr: Que se passe-t-il à l'adolescence, pourquoi on commence à lire moins?

Sylvie Octobre: On se détache de sa famille, on découvre les copains, les réseaux sociaux, les moyens de communication de masse : ce qui compte à cet âge, c'est être en lien permanent avec les amis. Or, cela ne va pas avec la lecture, qui est une activité solitaire, calme...

Le Point.fr: Internet et les réseaux sociaux accélèrent-ils le décrochage?

Sylvie Octobre: Non. La baisse de la lecture est un phénomène générationnel, que l'on observe depuis les années 1960. Chaque génération d'adultes qui arrive sur le "marché de la lecture" lit, pour ses loisirs, moins que la précédente. Il n'y a donc pas de raison que les jeunes échappent à la règle. En revanche, et c'est tout le paradoxe de la lecture, chaque génération lit plus que la précédente pour le travail: dans une économie tertiarisée, la lecture est beaucoup plus mobilisée, elle est le vecteur d'informations essentiel.

Le Point.fr: Donc, la lecture devient-elle une pratique de l'élite?

Sylvie Octobre: D'une manière générale, c'est plutôt l'inverse : entre les gens qui font des études et les autres, les types de lecture se rapprochent... au profit d'une baisse. On lit moins aujourd'hui qu'hier, les élites comme les autres.

Le Point.fr: Alors même qu'on fait davantage lire les enfants.

Sylvie Octobre: Oui, parce qu'il y a une représentation sociale de ce qu'est la lecture. On ne discute pas du fait qu'il est bon de donner des livres à un enfant ou à un ado. Tout le monde est d'accord, ne serait-ce que parce qu'on sait que les

lecteurs sont de meilleurs élèves. Mais on est passé d'un monde, dans les années 60, où les élites avaient été formées aux humanités à un monde où elles sont constituées de polytechniciens, ou de personnes formées en écoles de commerce. Donc de personnes qui n'ont pas le rapport très révérencieux à l'écrit, à la

littérature, qui avait cours auparavant. Elles ont lu, bien sûr, mais autre chose, et n'ont pas du tout le même rapport à la lecture. D'une certaine façon, la culture est déchue. Elle n'est plus un sujet fondamental.

16.

 

Qui est Ludovic Tézier?

 

1) Compositeur.

2) Musicien.

3) Chanteur d’opéra.

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Rencontre avec Ludovic Tézier

 

Journaliste: Ludovic Tézier s’impose aujourd’hui non seulement comme un représentant brillant de la jeune génération du chant français, mais aussi comme un héritier de la grande tradition du baryton héroïque français. A l’issue des représentations à Toulouse de Don Carlo et de son formidable récital à Paris, Ludovic Tézier a accordé à Forum Opéra un entretien.

Comment avez-vous découvert la musique et le chant en particulier? Quand avezvous compris et décidé d’en faire votre métier?

Ludovic Tézier: A la maison, mes parents ont toujours écouté beaucoup de musique, tout genre confondu, opéra, musique classique, en permanence. En outre, nous écoutions beaucoup les émissions de Radio France qui étaient alors d’une qualité absolument exceptionnelle. Mes premiers souvenirs musicaux remontent à ma petite enfance, quand j’avais trois ou quatre ans. A cette époque, c’était le disque des opéras de Verdi.

Puis le second grand événement musical de ma vie s’est produit alors que j’avais 9 ans, lorsque j’avais reçu comme cadeau le double vinyle des ouvertures de Wagner. J’ai été immédiatement touché par cette musique que je qualifiais alors d’héroïque, d’autant plus que j’étais plongé dans la lecture des Chevaliers de la Table Ronde. Mais mon premier grand choc, cela a été pour mes 13 ans, quand j’ai reçu comme cadeau mon premier billet d’opéra pour entendre « Parcifal » à Marseille, ma ville natale.

Journaliste: Quelles études de musique avez-vous faites?

Ludovic Tézier: Je me suis inscrit auprès de celle qui a été mon premier et seul véritable professeur de chant, Claudine Duprat, sur le conseil de ma soeur aînée qui avait suivi ses cours de piano. Claudine Duprat m’a enseigné la technique du chant classique.

Journaliste: Et puis vous intégrez le Centre de Formation Lyrique … Expérience décisive?

Ludovic Tézier: C’est mon professeur qui m’a conseillé de préparer cette entrée. Elle m’a donné tout ce qu’elle pouvait, déjà des cours gratuits, car j’étais alors étudiant et je n’avais pas beaucoup d’argent. C’était tellement généreux de sa part! Mais aussi d’excellents et précieux conseils pour réussir par la suite.

C’est à ce moment-là que j’ai réellement commencé à travailler la partition, à apprendre l’italien, l’allemand. Et c’est là que j’ai réalisé que cette passion allait durer.

Journaliste: Quels sont les personnages qui vous ont le plus touché, que vous avez le plus aimé chanter?

Ludovic Tézier: J’ai aimé pratiquement tous les rôles que j’ai interprétés. Mais il y a deux rôles en particulier que j’aimerais chanter à nouveau: Don Giovanni et Hamlet. Le rôle de don Giovanni à tout point de vue est certainement le personnage qui m’a le plus fasciné, probablement parce qu’il m’a marqué à titre privé.

Journaliste: Quels sont vos meilleurs souvenirs à l’heure actuelle, une rencontre avec un artiste?

Ludovic Tézier: Ma rencontre avec Ricardo Muti pour Carmina Burana a été extraordinaire. Je ne savais même pas qu’un chef d’orchestre de son envergure pouvait exister. Il maîtrise absolument tout, c’est fantastique! J’ai hâte de travailler à nouveau sous sa direction: nous devons nous retrouver à Vienne en décembre pour les «Noces de Figaro».

Journaliste: Opéra et récital. Qu’est-ce qui vous attire dans l’un et dans l’autre?

Ludovic Tézier: Ce qui me séduit dans l’opéra, c’est la taille du rôle, la confrontation avec un orchestre puissant, les costumes, le théâtre. Le récital c’est tout le contraire. Ce qui est fascinant c’est la proximité que l’on a avec le public, même dans une grande salle. On est seul sur scène avec le piano. On incarne un personnage également, mais sans costume.

Ce sont deux plaisirs totalement différents auxquels je tiens énormément, et il est hors de question pour moi d’arrêter l’un pour me consacrer à l’autre.

17.

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Le personnage principal de Sophie de Mullenheim est …

 

1) voyageur.

2) enquêteur historique.

3) éditeur.

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Interview: Sophie de Mullenheim sur «FBI et les 9 vies du chat».

 

Journaliste: Dans notre studio aujourd’hui Sophie de Mullenheim, écrivain qui écrit des livres pour les enfants. Elle vient de publier «FBI et les 9 vies du chat».

Comment avez-vous trouvé l’idée de ce livre?

Sophie de Mullenheim: J’avais depuis longtemps l’idée d’écrire un livre avec pour personnage principal, un enquêteur historique. Je trouvais amusante la possibilité de voyager dans le temps pour élucider des affaires. Puis mon éditeur m’a parlé des chats qui avaient neuf vies. J’ai donc mis ensemble ces deux éléments pour aboutir à ce premier roman.

Journaliste: Comment vous est venue l’idée d’un enquêteur historique qui voyage dans le temps?

Sophie de Mullenheim: J’ai toujours sur moi de petits carnets sur lesquels je griffonne des idées. Je ne me souviens plus quand l’histoire de l’enquêteur historique m’est venue. Peut-être un matin en me réveillant? Parfois les idées arrivent sans prévenir!

Journaliste: Quels sont les passages que vous avez préféré écrire?

Sophie de Mullenheim: De manière générale, je me suis beaucoup amusée à écrire ce livre. Je me régalais d’avance en imaginant la suite de certains passages.

Par exemple, j’ai su dès le début que Marilyn entrerait dans le VART comme s’il s’agissait d’une douche. J’avais la scène dans la tête presque dès les premières lignes. Le passage sur la Méduse m’a demandé une attention toute particulière.

Mon mari qui me relisait, aime énormément le bateau. Je voulais qu’il ait vraiment l’impression d’être à bord de ce navire.

Journaliste: Que retenez-vous de votre première expérience dans l’écriture pour adolescents? Est-ce différent des plus jeunes? Travaille t-on de la même manière?

Sophie de Mullenheim: Ce premier roman a été une expérience formidable et j’espère ne pas m’en tenir là. Écrire pour les adolescents change beaucoup de l’écriture pour les plus jeunes car … il y a beaucoup plus de texte! J’avais l’habitude d’inventer de petits contes pour enfants. Avec ce roman, il fallait écrire cent fois plus de mots! Le vocabulaire diffère aussi. Il est plus adulte, plus recherché. Quant à la façon de travailler, cela ne change pas. Tout dépend toujours de l’inspiration …

Journaliste: Appréciez-vous plus les romans policiers que les autres livres?

Sophie de Mullenheim: Curieusement, je lis peu de romans policiers. En revanche, lorsque j’étais adolescente, je les dévorais. J’ai voulu écrire un livre que j’aurais aimé plus jeune. Un livre où il y ait de l’action, du suspense et, surtout, pas de temps morts durant lesquels le lecteur risquerait de s’ennuyer.

Journaliste: Quels sont les aspects que vous préférez chez votre personnage?

Sophie de Mullenheim: J’aime le caractère un peu débrouillard de mon personnage. Il se retrouve parfois dans des situations drôles et ça me plaît. J’aime les personnes qui savent prendre des décisions rapidement.

Journaliste: D’autres histoires sont-elles prévues?

Sophie de Mullenheim: Je réfléchis actuellement à un autre roman … très différent de celui-ci et à la fois très proche aussi. L’histoire sera très éloignée de celle de FBI mais mon écriture restera la même et le rythme du livre aussi. Je souhaite garder certains ingrédients qui me paraissent nécessaires au bon fonctionnement d’un livre.

Journaliste: Que pensez-vous de la théorie des neuf vies du chat?

Sophie de Mullenheim: Depuis des générations, la croyance populaire prétend que les chats ont neuf vies. Pour ma part, je n’ai pas de chat et je n’ai jamais regardé de près leurs griffes.

Journaliste: Quelle est la part de vérité historique dans les évènements que vous avez décrits?

Sophie de Mullenheim: En dehors de la façon dont Perrault trouva le titre de son conte, tous les événements historiques que je raconte, sont vrais.

18.

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Qui est Romain Beaumard?

 

1) Pédagogue.

2) Explorateur.

3) Chercheur.

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Journaliste: Entre 2005 et 2006, l‘explorateur Romain Beaumard a parcouru

8 000 km à travers la Sibérie, affrontant neige et vent avec son attelage de 10

chiens. Il évoque les conditions extrêmes de ces contrées pour lesquelles

l’adaptation reste le mot-clé. Les chiens ne souffrent pas du froid et peuvent

résister à de très basses températures. Par contre, ils sont très sensibles au vent.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

Romain Beaumard: Il s’agit d’un phénomène très simple et bien connu . Un corps

vivant perd un degré par mètre seconde de vent. Il est donc préférable d’être

exposé à une température de -50°C sans vent qu’à une température de -20°C avec

un vent de 40 m/s. Tous les animaux sauvages qui habitent dans le grand Nord

connaissent inconsciemment ce phénomène. Les loups par exemple s’arrêtent pour

se reposer dans des endroits parfaitement abrités du vent.

Journaliste: Comment s’est déroulé l’entraînement chez vous, au Québec, pendant

un an? Comment procédez-vous pour préparer vos chiens de traîneau à effectuer

des trajets de parfois plus de 100 km?

Romain Beaumard: C’est un entraînement progressif qui vise à gérer le plaisir

des chiens. Ils aiment en effet courir, il faut donc que cela reste un plaisir. Le but

est de ne jamais pousser les chiens au maximum de leurs capacités, ainsi les chiens

auront toujours la frustration de ne pas avoir atteint leurs limites. Ils vont ensuite

compenser cela en allant plus vite. Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible

car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.

Journaliste: Vous devez être en parfaite symbiose avec vos chiens que vous

connaissez depuis des années. Comment leur parlez-vous? Comment trouvez-vous

l’équilibre entre autorité et tendresse?

Romain Beaumard: C’est un équilibre assez naturel, dans la mesure où on parle

beaucoup à ses complices, à ses amis. Je leur remonte les bretelles quand il le faut

et les encourage quand ils en ont besoin. Ces chiens sont au-delà de la période de

dressage, il suffit d’élever un peu la voix de temps en temps et ils interprètent très

vite. Naturellement, ils comprennent quand je leur parle, ils connaissent une

quinzaine à une vingtaine de mots et comprennent d’après mon ton si je suis

heureux, en colère, impatient …

Journaliste: Quels animaux avez-vous rencontrés lors de vos périples et qui vous

ont marqués? Et quelles sont les réactions des chiens dans un milieu sauvage et

naturel, face aux loups notamment?

Romain Beaumard: Les animaux que l’on voit beaucoup, ce sont les loups car les

chiens les attirent. Ce sont en effet des animaux très territoriaux, qui ne supportent

pas la présence d’autres animaux, en particulier des chiens, sur leurs territoires. La

réaction des chiens est souvent assez prudente, ils craignent les loups qu’ils savent

plus forts qu’eux. J’ai pu voir de nombreux autres animaux comme des lynx, des

mouflons, des perdrix des neiges, des chevreuils de Sibérie …

Journaliste: Vous décidez aujourd’hui d’arrêter ce genre d’aventures pour votre

plaisir afin de vous consacrer à des projets d’éducation à l’environnement.

Pourquoi une telle démarche, de l’aventurier au pédagogue?

Romain Beaumard: Je vais continuer à faire beaucoup de choses avec mes chiens

mais de façon moins ambitieuse. J’ai effectivement moins de plaisir qu’autrefois

car j’ai pu voir combien ces territoires fragiles sont aujourd’hui abîmés. Je vais

utiliser ce que je sais faire: faire rêver, pour que la prise de conscience soit de plus

en plus grande et que les générations futures puissent profiter des mêmes choses

dont j’ai pu profiter moi-même.

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D'habitude, le sportif Renaud Lavillenie s'entraîne...

 

1) du matin au soir.

2) de 12h au soir.

3) sans horaires fixes.

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Renaud Lavillenie est le recordman du monde du saut à la perche

depuis son saut à 6,16 mètres. Son entraîneur Philippe D’Encausse a répondu

à nos questions. Si la passion du champion est indispensable, son succès doit

beaucoup à la qualité du dialogue avec son entraîneur.

L’Usine Nouvelle : On compare parfois le sport et l’entreprise. Pourtant, dans

le saut à la perche, des mois d’entraînement se concrétisent dans un saut qui

dure dix secondes. Comment gère-t-on ce moment ?

Philippe d’Encausse : Dix secondes c’est la vision du téléspectateur. Renaud

Lavillenie commence à s’échauffer à midi et il ne quitte la salle qu’à dix-neuf

heures.

L’Usine Nouvelle : Comme entraîneur, pensez-vous que vous contribuez

comme un manager à la réussite de Renaud Lavillenie ?

Philippe d’Encausse : J’espère que j’ai un rôle, sinon c’est que je ne servirais à

rien et je ferais autre chose ! Après, on est dans le dialogue, lui et moi. Quand il a

quitté son précédent entraîneur, c’est qu’il n’était plus satisfait. A l’époque je

dirigeais une structure nationale. Nous évoluions dans le même univers, on se

connaissait. Quand il m’a proposé le job, je n’ai pas hésité une seconde, car cela ne se

refuse pas.

L’Usine Nouvelle : En quoi consiste votre rôle ?

Philippe d’Encausse : Je travaille avec Renaud sur les contenus d’entraînement.

Je lui fais des propositions, on est vraiment dans le dialogue, la réflexion

commune. Une partie peut-être moins connue de mon travail consiste à construire

avec lui la saison, c’est-à-dire choisir les compétitions auxquelles il va participer

ou non. Il faut planifier l’année, les sorties, ce qui l’amène à participer à des petites

compétitions sans grands enjeux. C’est une sorte d’échauffement.

L’Usine Nouvelle : Vous êtes vous-même un ancien perchiste. Est-ce que cette

expérience vous sert comme entraîneur ?

Philippe d’Encausse : Non. Jamais. Pour moi, la première qualité d’un entraîneur,

c’est d’oublier qu’il a été un athlète. Le pire ce serait de faire du copier-coller,

préparer un athlète comme on l’a soi-même été.

L’Usine Nouvelle : Pourquoi ne pas s’appuyer sur l’expérience ?

Philippe d’Encausse : L’entraînement a évolué. Aujourd’hui, les entraînements

sont beaucoup plus orientés sur la qualité.

L’Usine Nouvelle : Revenons à un éventuel parallèle avec le management.

Comment gère-t-on dans une équipe un champion pareil ?

Philippe d’Encausse : Vous savez, avec Renaud, c’est assez facile. Il a un effet

positif sur le groupe que j’entraîne. Il les pousse vers le haut. Tous n’ont qu’une

envie : lui ressembler. Il sait qu’il motive les autres et donne parfois des conseils à

l’un ou à l’autre.

L’Usine Nouvelle : Titulaire du record du monde, Renaud Lavillenie n’a plus

rien à prouver. Comment allez-vous le remotiver maintenant ?

Philippe d’Encausse : Renaud est un passionné de son sport. C’est vraiment sa

passion. Après le record du monde, il pourrait être blasé, se dire qu’il a réussi.

Non, lui ce qu’il veut c’est reprendre l’entraînement, car il est plus motivé que

jamais.

L’Usine Nouvelle : Peut-on expliquer cette passion ? Comment ?

Philippe d’Encausse : La perche est un sport spectaculaire. Pour celui qui la

pratique, c’est très fun, un peu comme le surf ou la planche à voile. Après, il y a

une vraie prise de risque. A chaque essai, on sait qu’on peut se faire mal, très mal.

Plus on cherche les sommets, plus on prend des risques. Et puis il n’y pas de secret

Renaud est un énorme bosseur.

20.

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Quel est le titre du deuxième album de Pascale Poret?

 

1) «Sans sucre, s’il vous plaît.»

2) «L’été indien.»

3) «Le grand jeu.»

21.

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A part être écrivain, Yves Loude exerce le métier de ...

1) enseignant.

2) viticulteur.

3) ethnologue.

22.

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Qu’est-ce qui permet de mesurer l’intensité d’une activité physique?

 

1) Les courbatures.

2) L’essoufflement.

3) La transpiration.

23.

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Quel métier Fanny Rouseau faisait-elle avant de devenir écrivain? Elle était ...

1) archéologue.

2) détective.

3) zoologue.

24.

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D’après l’invité, en général, les jeunes de 16 à 25 ans

 

1) veulent s’engager dans le service civique

2) ne veulent pas s’engager dans le service civique

3) sont indifférents par rapport au service civique

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Le service civique

Journaliste : Aujourd’hui, les universités se sont engagées à développer le service civique qui est l’organisation des missions utiles pour la société, comme l’aide aux hôpitaux, par exemple. Notre invité, François Chérèque, président de l’Agence du service civique, a appelé l’ensemble des présidents d’université à développer le dispositif au sein de leur établissement. Alors, ma première question à François Chérèque: Le service civique existe depuis 2010 quel succès le dispositif rencontre-t-il ?

François Chérèque : C’est un très grand succès auprès des jeunes : on note chez les 16-25 ans une forte volonté de s’engager et de réaliser une action citoyenne, par exemple, aider les personnes âgées ou participer à la protection de l’environnement. Aujourd’hui, nous recevons en moyenne quatre demandes pour chaque mission proposée. Cela représente à peu près 150 000 candidatures par an pour 35 000 missions proposées.

Journaliste : Quelles catégories de jeunes sont les plus intéréssées de cette sorte d’activités et pourquoi?

François Chérèque : Le service civique attire des profils très variés : un quart est détenteur d’un bac + 2, certains rencontrent des difficultés à s’insérer professionnellement, d’autres sont littéralement en situation de décrochage… La deuxième réussite tient dans le taux de satisfaction de ceux qui ont effectué leur service civique puisque 91 % d’entre eux saluent une expérience positive tant au niveau de l’insertion professionnelle qu’au niveau de leur parcours de vie.

Journaliste : Donc le service social devient de plus en plus populaire?

François Chérèque : Depuis la création du service civique, la quantité des étudiants qui veulent en faire augmente d’année en année. Quoi qu’il en soit, tous ces jeunes considèrent l’expérience comme un « plus » valorisant et veulent l’inscrire dans un parcours de vie ou de formation. Donc, les jeunes nous sollicitent de plus en plus et la consultation de notre site Internet d’Agence du service civique est en forte progression.

Journaliste : En quoi réaliser un service civique constitue-t-il un atout pour les étudiants, notamment en termes d’insertion professionnelle ?

François Chérèque : D’après une étude sur le service civique réalisée en juin 2014 par l’Observatoire de la jeunesse, 6 mois après la fin du service civique, 75 % des jeunes ont trouvé un emploi ou sont en formation. Quand ils cherchent du travail, les jeunes savent valoriser leur service civique. Et les entreprises sont séduites par ce genre d’expérience.

Journaliste : Peut-on dire quel service civique aide vraiment à trouver un bon emploi?

François Chérèque : La mise en place d’un cadre formel du service civique au sein des universités marque un pas important. En effet, le service civique n’est pas un stage, et encore moins un emploi étudiant. Inscrire cette expérience dans le parcours de formation universitaire est une piste à explorer pour que l’ensemble des savoir-être et des savoir-faire acquis pendant cette expérience soient reconnus et valorisés. De cette façon, le service civique aide vraiment à trouver un bon emploi après les études et les étudiants s’en rendent compte.

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Sophie a travaillé à la Francothèque pendant...

 

1) un mois.

2) deux mois.

3) trois mois.

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Que savez-vous de la Francothèque?

Journaliste : La Francothèque est le centre culturel francophone où on peut emprunter des livres, des CDs et des DVDs, mais aussi participer aux évènements organisés par l’équipe du centre, dont des cours gratuits de français, des rencontres avec des personnes francophones célèbres ou des expositions de photos et beaucoup d’autres activités. Cet été Sophie Duret a fait du bénévolat à la Francothèque et elle va nous parler de cet établissement.

D’abord, Sophie, combien de temps avez-vous travaillé? En quoi votre travail a-t-il consisté?

Sophie : Eh bien, j’ai travaillé pendant deux mois d’été : en juillet et en août. Mes tâches ont été variées : j’ai aidé à l’organisation des évènements, et puis, je donnais des cours de français. Je devais aussi actualiser le site de notre centre. Et puis, il y a beaucoup de petits travaux, par exemple, il fallait accrocher les photos au mur avant une exposition ou tout simplement aller chercher des visiteurs dans le hall.

Journaliste : Bref, vous avez fait un peu de tout. Dites-nous s’il vous plaît, ce qui vous a plu ou déplu dans votre travail?

Sophie : Oh, vraiment, il n’y a rien qui puisse déplaire, sauf si... il y a eu des tâches un peu ennuyeuses, comme classer les livres ou actualiser la liste des adhérents. Mais je comprends que c’est utile, alors, je vais le faire! Ce que j’ai préféré, c’est bien sûr les tâches plus créatives, comme donner des cours de français aux enfants ou aux adultes. En fait, n’importe qui peut se proposer pour donner des cours à la Francothèque, mais c’est du bénévolat. On n’est pas payé pour cela. Mais c’est utile si on veut obtenir de l’expérience, comme moi. Cette année, je finis mes études et j’ai déjà de l’expérience en tant que professeure.

Journaliste : Et vous étudiez maintenant?...

Sophie : Je fais mes études à l’université pédagogique. J’ai d’abord voulu aller à l’université linguistique mais finalement je n’ai pas réussi au concours. Mais à la fin des fins, je suis contente. Je suis sûre que je vais enseigner le français.

Journaliste : Et comment sont les personnes qui fréquentent le centre? Tout le monde est intéressé par le français, j’imagine?

Sophie : Pas toujours, donc, il y a des gens très différents. D’abord, il y a des francophones qui travaillent dans notre ville. Ils viennent chez nous pour prendre des livres ou des journaux, mais aussi pour faire des rencontres. Pour moi, la communication avec eux a été une bonne pratique de langue. Puis, il y a beaucoup d’étudiants des universités pédagoqiques et linguistiques. Mais il y a aussi des gens qui sont venus par hasard, ou qui emmènent leurs enfants. Cet été, nous avons organisé beaucoup d’activités pour enfants.

Journaliste : Et les enfants parlent bien français?

Sophie : Non, le plus souvent ils peuvent dire comment ils s’appellent et c’est tout. Mais nous organisons des cours spéciaux. Ils apprennent des mots, des chansons C’est vraiment passionnant.

Journaliste : Dernière question, Sophie. Que pouvez-vous dire à des personnes qui ne connaissent pas la Francothèque?

Sophie : Oh, vous devez absolument nous connaître! Venez chez nous et vous allez voir ! Nous sommes ouvert tous les jours de la semaine de 10 heures à 20 heures. Je dis « chez nous » parce que finalement, on m’a proposé un CDI et j’ai accepté! Donc, à bientôt à la Francothèque!

Journaliste : Merci Sophie, et au revoir!

26.

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Quel est le métier de Jean Ménard aujourd’hui?

 

1) Écrivain.

2) Traducteur.

3) Cinéaste.

27.

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Nadia est partie faire ses études en Belgique car elle voulait...

 

1) découvrir des paysages belges.

2) faire de nouvelles rencontres.

3) rejoindre sa famille et ses amis.

28.

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Le premier voyage effectué par de cet explorateur est celui...

 

1) en Antarctique.

2) en Europe.

3) dans les pays du Moyen-Orient.

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Interview d’un explorateur

Journaliste : Bonjour, professeur, merci d'avoir accepté de répondre à l'invitation de Radio Phosphore<\i> malgré ce léger handicap que l'on vous connaît. Tout le monde se souvient de votre première expédition en Antarctique et de la façon dont vous avez presque perdu l'usage de votre ouïe. Vous avez occupé de nombreux emplois à l'étranger durant votre carrière, et vous avez donc visité de nombreux pays. Quelles sont vos plus grandes satisfactions et avez-vous des regrets ?

Professeur : Oui, bien entendu, nous avons fait des progrès avec ces découvertes, mais vous voyez, je n'ai plus vraiment de projets à mon âge... J'ai eu une vie bien remplie. Toutes ces découvertes, tous ces pays nouveaux, mais aussi tous ces gens différents, ce ne sont que des moments de satisfaction et de bonheur, vous savez. Si j'avais su que c'était si passionnant, je n'aurais jamais pris ma retraite. Si je devais refaire mon parcours, je ne changerais pas une virgule. On apprend plus durant cette confrontation avec l'étrange - vous noterez que dans « étranger » il y a « étrange », c'est-à-dire ce qui n'est pas comme nous, qui est différent de nous, eh bien, tout cela nous oblige à avoir un regard sur l'autre mais aussi un autre regard sur soi, si je puis dire, mais des regrets, c'est difficile à dire comme cela...

Journaliste : Des missions que vous n'avez pas pu terminer, des endroits que vous n'avez pas vus ?

Professeur : Non... pour répondre à votre question, en y réfléchissant, il n'y a pas que des réussites, c'est certain. Je serais bien resté davantage en Pologne où je devais aider à la construction d'une radio, mais cela n'a pas été possible. La recherche, vous le savez bien, dépend aussi beaucoup des finances et celles-ci des orientations et des choix politiques... Et puis, on ne peut pas accepter toutes les missions à l'étranger non plus... Qu’est-ce que j’aurais encore voulu fraire ?... J'aurais bien accompagné mes amis chercheurs dans les pays du Moyen-Orient, cela leur aurait évité bien des ennuis, du point de vue culturel, je veux dire. On a vite fait de faire des erreurs ou de provoquer des malentendus quand on ne connaît rien aux usages et aux habitudes des autres... Qu’est-ce que j’aurais dû faire encore ? ...

J'aurais aussi dû accompagner mes amis en Russie mais j'étais occupé dans mon laboratoire à rédiger un livre sur les différences de gestion du temps et de l'espace dans les diverses cultures. Par contre, pas de regrets du tout pour cette exploration en Antarctique. Tout était terminé dans les temps et nous avons découvert de nouvelles espèces animales et végétales.

Enfin, il faut accepter aussi de prendre un peu de risques si l'on veut avoir la chance de découvrir des choses nouvelles, vous ne croyez pas ? Nous aurions pu découvrir encore plus de choses si nous avions eu plus de temps, mon équipe et moi.

Journaliste : Mais votre caméra sous-marine n'a pas été un succès, par contre?

Professeur : Une caméra, pour filmer les profondeurs des océans, là où l'homme ne peut pas descendre. Sur le coup, j'aurais dû faire davantage de réglages, de tests avant de la montrer, mais aujourd'hui tout le monde peut voir de maqnifiques images de ces mondes oubliés à la télévision, non ? J'avais réussi à filmer ces poissons inconnus lorsque la chaleur provoquée par le volcan sur l'île de la

Réunion les avait fait remonter à la surface, vous vous en souvenez certainement... Vous voyez, plutôt de bons souvenirs... mais d'autres auraient fait la même chose que moi dans ces conditions, vous savez... Je n'ai pas de mérite, j'ai eu de la chance et j'étais surtout entouré de gens qui croyaient en mes projets.

Journaliste : Professeur, merci encore et à bientôt pour de nouvelles explorations !

Professeur : De nouvelles explorations? Non, ne vous inquiétez pas. Ce n'est plus vraiment de mon âge maintenant, il faut par contre continuer à encourager les jeunes, les jeunes chercheurs, les jeunes explorateurs, car n'oublions pas que même si l'on rêve de planètes à conquérir, la nôtre nous réserve encore bien des surprises et beaucoup de choses restent encore à découvrir.

29.

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Léane est devenue passionnée de photographie car...

 

1) ses parents lui ont montré des albums photo.

2) elle a rencontré d’autres photographes sur Internet.

3) elle a visité des expositions de photos célèbres.

30.

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Dans son enfance Natalie rêvait...

 

1) d'être une grande personne.

2) d'être une actrice de théâtre.

3) de tourner au cinéma.

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Ếtre star à douze ans

Journaliste : De Léon à Star Wars, elle a grandi devant les caméras. Dans Le Merveilleux Magasin de Mr. Magorium, Natalie joue un personnage qui se bat pour trouver sa voie et entrer dans l'âge adulte. L’actrice, qui avoue « avoir toujours voulu être une grande personne » quand elle était enfant, revient pour nous sur ses jeunes années. Natalie, vous êtes entrée très tôt dans la carrière. Devenir actrice est-ce dangereux lorsque l’on est encore une enfant ?

Natalie : Toutes les actrices de ma génération ont débuté très jeunes. C’est dangereux surtout lorsque les parents sont impliqués financièrement, quand ils font de l’argent sur le dos de leur enfant. Savoir que l’on est responsable du train de vie de la famille, c’est beaucoup de pression pour un enfant. Pour certains, la vie serait meilleure si cela ne marchait pas professionnellement. Je suis nerveuse à chaque fois que je vois des enfants devant une caméra, je suis très protectrice.

Journaliste : Comment cela s’est-il passé pour vous ?

Natalie : Ça a été super, mais j’ai eu de la chance. Mes parents sont des saints ! Ils ne voulaient pas que je devienne actrice, mais ils m’ont soutenue. Ils ne voulaient rien avoir à faire avec mon argent, ma carrière... Tout ce qu’ils se permettaient de dire, c’était « non, tu ne vas pas jouer ce rôle, c’est inapproprié à douze ans », ou encore « on ne pense pas que cet acteur va bien te traiter ». Ils ont tenu à ce que je continue l’école, et ils ne m’ont jamais pris un centime. Aujourd’hui encore, mon père me met des dollars dans la poche quand je rentre chez moi parce qu’il ne veut pas que je m’arrête à un distributeur la nuit !

Journaliste : Adolescente, vous sentiez-vous une responsable envers les jeunes qui vous prenaient pour modèle ?

Natalie : Les choses ont changé ces deux ou trois dernières années. Avant, je n’étais pas confrontée aux paparazzis ou aux tabloïds, sauf au moment des avantpremières. Ils ne s’introduisaient pas comme ça dans votre vie, ou seulement dans celle de certaines personnes. Maintenant, on connaît les détails de la vie de tout le monde. Adolescente, je pouvais sortir avec mes amis, faire la fête quand je le voulais et où je le voulais et personne ne le savait. Bien sûr, je n’avais pas de graves problèmes. Je pouvais faire mon marché tranquillement, sans que les gens le sachent, et je trouve que c’est important. On ne peut pas toujours être un modèle, être sage, on doit pouvoir être soi-même, vivre sa propre vie. Toute cette pression affecte beaucoup le comportement des gens, surtout des plus jeunes. Cela devient un jeu entre eux et les journaux à scandales, ils font tout pour être dans ces tabloïds mais veulent aussi qu’on leur fiche la paix.

Journaliste : D’où vient ce changement, selon vous ?

Natalie : Internet. Tout le monde l’utilise aujourd'hui. Avant, il y avait les villages, on voulait toujours savoir ce que faisait Untel ou Untel, et les ragots allaient bon train dans la communauté. Internet, c’est le nouveau village, c’est sa fonction sociale. Si tu as une information sur quelqu’un, ou si tu veux savoir quelque chose, tu vas sur Internet. Et avec la photo numérique, désormais tout le monde peut être paparazzi. Tu n’as même pas besoin de savoir faire une photo, l’appareil la fait pour toi. C’est à la portée de tout le monde, et on peut se faire beaucoup d’argent comme ça.

Journaliste : Vous souffrez de cela ?

Natalie : Je ne veux pas me plaindre, mais j’aimerais pouvoir tranquillement promener mon chien, prendre un café en terrasse... Ce n’est pas que j’aie peur des photos qu’on pourrait prendre, je ne fais rien d’embarrassant, mais c’est un sentiment étrange de se sentir observée.

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Pourquoi Marie est partie travailler à l’étranger ?

 

1) Elle a trouvé une émission sur ce sujet en ligne.

2) Son chef lui a proposé de travailler à distance.

3) Une collègue a fait cette expérience en Afrique.

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Michel Godry que fait-il dans la vie ?

 

1) Il est journaliste.

2) Il est cinéaste.

3) Il est professeur de lycée.

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Un ticket pour le Bronx

Journaliste : Un bus. Des copines qui discutent pendant une heure pour choisir les invités d’une soirée. Un garçon qui lit tranquillement sa BD, un autre qui regarde par la vitre... Le réalisateur Michel Gondry suit des lycéens new-yorkais le temps d’un trajet de bus. Le film The We and the I, comme son titre l’indique, montre comment fonctionne un groupe, comment il transforme les personnalités. Et au fur et à mesure du trajet, les uns descendent, les autres montent dans le bus. Les jeunes changent, certains se révèlent, d’autres restent cachés, cantonnés aux écrans des portables, des liens se créent. Pour réussir à dresser un portrait aussi juste, Michel Gondry a conçu une méthode de travail bien particulière, qu’il nous raconte un dimanche d’été, un Coca light à la main, sur une belle terrasse ombragée, les yeux encore pétillants.

Michel Gondry: Je me souviens d’un moment où Lady Chen va voir le gros Raymond pour le convaincre de sortir avec sa copine, Niomi. Et lui évidemment, il est intéressé par elle, Lady Chen, parce qu’elle est plus belle. Et après, il y a Niomi qui dit à Lady Chen : «Non mais, c’est avec toi qu’il veut sortir.» Et Lady Chen répond: «Mais non, il est gros comme une barrique», puis elle se retourne et elle voit Raymond avec un regard d’ahuri. Ce n’était pas du tout calculé. Il était dans son personnage. Ils sont dans un bus, toujours en mouvement.

Journaliste : Deux garçons, par exemple, ce sont de vrais amis?

Michel Gondry: Oui. Enfin... ils étaient séparés depuis deux ans et j’ai inversé leurs rôles, parce que celui dont le rôle est le plus important dans l’histoire était moins à l’aise. Et en plein milieu du film, celui qui jouait le rôle du méchant a explosé, il a commencé à s’engueuler avec son ancien ami. Ils se sont battus, tout le bus s’est mis à pleurer. Évidemment, j’étais trop occupé à essayer de capturer ce moment, et c’était très dur. Le gars, après, est parti. J’ai pensé qu’il n’allait pas revenir. Finalement, il m’a dit merci. Du coup, j’ai arrêté le tournage, je me suis assis sur le bord de la route, j’ai réécrit l'histoire de leur relation pour filmer les scènes qui allaient avant et après, pourque l’échange de rôles ait un sens. Et ça marche super bien.

Journaliste : C'est le moment le plus impressionnant du film. On a du mal à imaginer que ce n’était pas prévu...

Michel Gondry: Tout le bus a senti la lourdeur de ce problème, l’histoire a pris une dimension plus dramatique. Et c’était pas mal, oui. Parce qu’au début du film, j’avais besoin de réactions très immédiates. Par exemple, ils se font passer une petite vidéo marrante. Mais dès qu’ils l'ont vue deux fois, ils ne rigolent plus du tout. Alors, je leur montre d’autres trucs, et ils explosent à nouveau de rire. Cette énergie-là, ça doit venir de l’extérieur, d'un truc qu’on leur propose. Petit à petit, ils se sont chargés de leur personnage, de leur histoire. Et à la fin, c’est en eux que j’allais chercher des sentiments. J’avais ainsi une histoire personnelle sur chaque acteur, au cas où ils auraient du mal. Teresa, par exemple, elle parlait comme une mitraillette, il fallait la rendre plus sensible, plus fragile. Je lui ai dit: « Parle-nous de ton ex copain», et elle s’est mise à pleurer, à dire: « Ouais, il a fait ça et ça.» Je lui ai répondu : « Bon, maintenant que tu es dans le sentiment, refais-nous le dialogue ! ». Et elle était super bonne. Quand elle insulte Michael, elle devait penser à son copain, et du coup c’est super riche. Parce qu’en fait, elle s’en fichait de Michael, il l’énervait. Elle n’a jamais été amoureuse de lui, pas une seconde.

Journaliste : Ce n'est pas un documentaire, donc?

Michel Gondry: Non ! C'est une histoire que j’avais en tête depuis très longtemps, à la suite d’un voyage dans un bus parisien, où des lycéens étaient montés en bloc. J’avais une grille de rôles avec cinq personnages principaux, des personnages secondaires, et puis après, c’était ouvert. On a laissé les choses s’emboîter.